Le 25 octobre 2025, les Ivoiriens, dans leur ensemble, seront appelés à aller voter leur nouveau Président de la République.
Sont en lice, cinq (5) candidats parmi lesquels le Président sortant Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Ppaix (RHDP), et deux (2) femmes que sont : Simone Ehivet Gbagbo du Mouvement des Générations Capables (MGC) et Henriette Lagou Adjoua du Groupement des Partenaires pour la Paix (GP-Paix). Les deux (2) autres hommes en lice, notamment Jean-Louis Billon et Ahoua Don Mello, sont issus respectivement du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA) et du Parti des Peuples Africains Côte d'Ivoire (PPA-CI), les deux plus grands partis de l’opposition. Même s’ils n’ont pas bénéficié de l’onction de leur formation politique, et certainement, ils ne bénéficieront pas officiellement du soutien de leur président, Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo qui eux, n’ont pas été retenus, il n’en demeure pas moins qu’ils sont sur la liste des candidats retenus par le Conseil Constitutionnel parmi les soixante qui ont fait acte de candidature. Les électeurs auront donc à choisir entre ces cinq concurrents dans la course à la magistrature suprême.
En dépit des assurances données par l’actuel Président de la République Alassane Ouattara quant à la tenue apaisée du scrutin présidentiel, d’aucuns, et plus particulièrement une frange de l’opposition issue du PDCI-RDA, du PPA-CI et du FPI, estiment que le climat sociopolitique actuel en lien avec cette élection du 25 octobre prochain reste délétère et suscite une sorte de peur au sein des populations ivoiriennes. Leurs différents responsables ayant évoqué, pour les uns, une vague d’arrestation de certains de leurs militants et, l’exil pour d’autres sous le prétexte que leur vie serait en danger.
Le camp d’en face, notamment le parti au pouvoir estime quant à lui, que toutes les conditions d’une élection apaisée sont réunies et que rien, en tout cas rien ne saurait plonger la Côte d’Ivoire dans le chaos. D’autant plus que les dispositions sécuritaires sont prises pour que les Ivoiriens dans leur ensemble participent tranquillement au vote. Mais au-delà des dispositions, peut-on affirmer que les Ivoiriens sont suffisamment disposés à s’offrir d’abord, à eux-mêmes, et après à l’Afrique et au monde entier, une élection empreinte de paix ? En vérité, cela relève de la maturité et de la prise de conscience individuelle et collective des Ivoiriens.
A qui profitera la situation de chaos si tant est que le souvenir de 2010 et de 2020 est encore présent dans la mémoire individuelle et collective ? Les Ivoiriens ont-ils le droit à l’erreur, en sapant tous les efforts qu’ils ont individuellement ou collectivement fourni pour que la Côte d’Ivoire soit à ce niveau de respectabilité aujourd’hui ? En dépit de ce que l’organisation d’une élection présidentielle peut être un peu difficile, est-ce la « croix et la bannière » pour les Ivoiriens que de privilégier la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, gage d’un développement socio-économique durable ?
Tout se jouera dans la capacité de chacun et de chacune à faire preuve de « don de soi », de « dépassement de soi », et à se mettre au-dessus du « moi et non l’autre », pour ne privilégier que « la Côte d’Ivoire, une et indivisible ». Et là, les Ivoiriens auront fait preuve de maturité, de grandeur d’esprit pour que ce spectre de la violence électorale soit à jamais sorti des habitudes de tous. Et qu’enfin, cette période soit, comme tous aiment à le dire, un moment de réjouissance et de fête populaire. Car comme on le dit, il n’y a qu’une seule Côte d’Ivoire pour les Ivoiriens. « Ou vous réussissez ensemble, ou vous perdez ensemble ».
Hommes et femmes politiques, Jeunes et vieux, hommes et femmes, guides religieux et gardiens des traditions ancestrales, société civile, forces de l’ordre, chefs de communautés, leaders de jeunesse et de femmes, tous autant qu’ils sont et de quels que bords qu’ils soient, doivent être des artisans de paix, de cohésion et de vivre-ensemble. Et cela réside dans la maturité individuelle et collective, qui doit prévaloir durant cette période.
La Rédaction