‘‘Les autorités sud-africaines assurent que l’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices à l’étranger’’
Par Dahn Habib Sénamblé avec Rfi
Johannesburg, le 31 janvier 2026 – La police sud-africaine a annoncé le démantèlement d’un important réseau d’escroquerie opérant depuis un faux centre d’appel à Johannesburg, une fraude estimée à plus de 50 millions d’euros et qualifiée par la presse locale de « plus grande du genre » jamais découverte dans le pays.
Selon les autorités, le centre d’appel, situé dans le nord de la capitale économique sud-africaine, servait de base à un réseau criminel international qui ciblait des investisseurs à travers le monde. Vingt-neuf suspects ont été interpellés et devront comparaître devant la justice la semaine prochaine.
Des victimes sur plusieurs continents
Appuyée par Interpol, la police sud-africaine a déjà identifié au moins 43 victimes en Australie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Le montant total de la fraude est estimé à près d’un milliard de rands, soit un peu plus de 50 millions d’euros.
D’après le porte-parole des Hawks, l’unité d’élite de la police sud-africaine chargée des crimes graves et organisés, le réseau changeait régulièrement de lieu d’opération afin d’échapper aux forces de l’ordre, ce qui explique que la perquisition soit intervenue plus de deux ans après le lancement de l’enquête.
Un train de vie suspect
La perquisition menée cette semaine a permis de mettre au jour un centre d’appel dont le train de vie avait éveillé les soupçons du voisinage. Selon des employés d’entreprises voisines, de nombreuses voitures de luxe étaient régulièrement stationnées sur le parking du site.
Les enquêteurs indiquent que les escrocs contactaient principalement des investisseurs débutants, leur proposant dans un premier temps de faibles placements avant de les convaincre d’investir des sommes plus importantes, en promettant des rendements élevés et rapides.
Audience renvoyée
Les suspects ont été présentés devant un tribunal mercredi, mais le parquet a demandé le renvoi de l’audience à la semaine prochaine afin de poursuivre l’analyse des éléments de preuve saisis lors de l’opération.
Les autorités sud-africaines assurent que l’enquête se poursuit, notamment pour identifier d’éventuels complices à l’étranger et d’autres victimes potentielles.