‘‘L’attaque s’est produite le 26 février dans une zone frontalière du Mali’’
Par Sofiane Lorofolo Amine avec Rfi
Niamey, 27 février 2026 – Au moins 25 membres d’un groupe d’auto-défense ont été tués jeudi dans le nord-ouest du Niger, dans la région de Tillabéri, lors d’une attaque attribuée au groupe État islamique au Sahel, ont indiqué des sources locales.
Les victimes appartenaient au groupe d’auto-défense de l’Anzourou, une zone rurale où les habitants se sont organisés en milices pour tenter de faire face aux incursions jihadistes, dans un contexte d’insécurité persistante.
Une embuscade meurtrière
Selon des témoignages concordants, les miliciens patrouillaient autour de leurs villages lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés. L’attaque s’est produite le 26 février dans une zone frontalière du Mali, régulièrement ciblée par des groupes jihadistes actifs dans le Sahel.
Les victimes étaient originaires de quatre localités de l’Anzourou, où les populations affirment devoir assurer elles-mêmes leur sécurité, estimant que les forces de défense et de sécurité peinent à contenir les attaques.
Populations prises en étau
Dans cette partie du Niger, les civils se retrouvent souvent pris entre les opérations militaires et les offensives des groupes armés. Des habitants ont déjà dénoncé des pertes collatérales lors de frappes menées contre des positions jihadistes.
La région de Tillabéry demeure la plus touchée par les violences liées aux groupes armés au Niger.
Une zone sous pression constante
Il y a environ trois semaines, le camp de la garde nationale d’Ayorou, localité située à une vingtaine de kilomètres de la frontière malienne, avait été détruit lors d’une attaque revendiquée par des jihadistes.
Fin janvier, le groupe État islamique au Sahel avait également revendiqué une attaque contre l’aéroport international de Niamey, au cours de laquelle des aéronefs et des drones militaires auraient été endommagés sur la base aérienne 101.
Les autorités nigériennes n’avaient pas communiqué officiellement sur le bilan détaillé de ces attaques au moment de la rédaction de cet article.