A quelques jours de la tenue du scrutin présidentiel du 25 octobre prochain, la presse dans son ensemble, est appelée à jouer un rôle de sensibilisateur à l’apaisement, à la paix et à la tolérance. A cet effet, les journalistes correspondants des régions de Gbêkê, du N'zi, de l’Iffou, du Bélier (Centre ivoirien), de la Marahoué (Centre-Ouest) et du Hambol (Centre-Nord), ont bénéficié, récemment, de la part de l’Union Européenne du renforcement de leurs capacités.
En partenariat avec la Commission Electorale Indépendante, la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle et l'Autorité Nationale de la Presse, cette formation des hommes et femmes des médias ivoiriens visait à les outiller davantage à maintenir, à travers leurs productions journalistiques, l’équilibre social tout en évitant heurts et violences pré-électoraux, électoraux et post-électoraux.
SEM Irchad Ramiandrasoa Razaaly, ambassadeur de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire a rappelé le rôle crucial de la presse dans la consolidation de la démocratie, principalement avant, pendant et après les votes. « Vous êtes au cœur du processus démocratique. Par votre travail, vous contribuez à informer les citoyens, à renforcer la transparence et à prévenir les tensions. C’est pourquoi l’Union Européenne est résolument engagée à vos côtés pour promouvoir des élections participatives, crédibles et apaisées », a-t-il indiqué.
A en croire le successeur de l’Italienne Francesca Di Mauro, en fonction depuis le 1er septembre dernier, l’UE a décaissé 8 millions d’euros soit environ 5,3 milliards FCFA à travers un programme visant à soutenir le processus électoral en Côte d’Ivoire. Lequel programme repose sur quatre priorités, à savoir « l’éducation civique et la participation citoyenne, la promotion des droits humains et de l’espace civique, l’alerte précoce et la réponse communautaire aux violences potentielles et enfin, l’appui aux institutions, notamment à la CEI ».
Il a indiqué que « C’est dans ce cadre qu’intervient la formation de Bouaké, organisée avec l’appui d’European Partnership for Democracy (EPD), afin de renforcer les compétences des journalistes sur leurs rôles et responsabilités, mais aussi sur le cadre légal national et international régissant la couverture électorale ».
Adina Borcan, experte en question électorale et membre de l’EPD, a relevé que son institution attend des journalistes « une couverture responsable, sans dérapage, pour des élections inclusives et apaisées ».
Konaté Doh, directeur de la presse et de la production d’information numérique à l’ANP, a, quant à lui, rappelé que « les journalistes sont un maillon essentiel dans le processus électoral (...) Si l'information n'est pas bonne, qu'elle est déformée, qu'elle est manipulée, ça peut nous conduire dans des situations difficiles et nous aurons une élection de crise. Or, c'est ce qu'il faut absolument éviter ».
Cet atelier de renforcement des capacités a été fortement apprécié des journalistes venus d’un peu partout de l’intérieur du pays. Qui ont vu en cette formation une autre occasion de partage d’expériences, de savoir et de savoir-faire dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information, le tout étant de préserver l’équilibre et la paix sociale.
Info : Idress ABKAR