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Société

Gbêkê | Emplois-jeune

600 jeunes reçoivent leurs attestations de fin de formation dans le cadre du projet THIMO

Gbêkê | Emplois-jeune
‘‘Le projet THIMO s’inscrit dans la mise en œuvre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D3)’’

Par Idress Abkar

Bouaké, le 6 décembre 2025 — Dans la région de Gbêkê au Centre de la Côte d’Ivoire, 600 jeunes déscolarisés et non scolarisés ont officiellement reçu, samedi leurs attestations de fin de formation dans le cadre du projet Travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (THIMO). La cérémonie s’est tenue au collège moderne de Languibonou, en présence des autorités régionales, des responsables du C2D et des encadreurs du programme.

Un outil majeur contre le chômage des jeunes

Le projet THIMO s’inscrit dans la mise en œuvre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D3), un partenariat conclu entre la Côte d’Ivoire, la France et l’Agence Française de Développement (AFD). Ce dispositif transforme le remboursement de la dette ivoirienne en investissements dédiés à des projets de développement, notamment ceux en faveur de l’employabilité des jeunes.

L’objectif est clair : sortir une jeunesse en situation de vulnérabilité de la précarité, en lui offrant une formation pratique et des compétences immédiatement exploitables.

600 jeunes formés à Diabo et Languibonou

Pendant 78 jours, ces 600 bénéficiaires ont été formés aux métiers liés aux travaux à haute intensité de main-d’œuvre. Un investissement de 125 millions de francs CFA financé par le Conseil régional de Gbêkê, qui pilote l’initiative au niveau local.

Pour le président du Conseil régional, Jacques Assahoré Konan, cette démarche représente un tournant dans la lutte contre le chômage : « Le projet THIMO est un mécanisme innovant dont les bénéfices pour notre pays sont immenses. Nous célébrons aujourd’hui l’un de ses volets : former et accompagner des jeunes pour les sortir durablement de la précarité. »

Il a également adressé un message d’encouragement aux récipiendaires : « Il n’y a pas de sot métier. Le seul métier inutile est celui que l’on ne valorise pas. Vous devez être fiers d’avoir bénéficié de cette formation et vous avez désormais la responsabilité de la valoriser. »

Le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, par ailleurs député de Diabo-Languibonou, a salué, lui aussi, l’encadrement fourni par l’établissement hôte de la formation.

Une formation, puis un financement de projets

Coordinateur du C2D dans la région, François Bachelard Kouadio a détaillé le parcours prévu pour les 600 jeunes : « Ils ont tous suivi une formation standard. La prochaine étape consiste à choisir un projet individuel qui sera financé en seconde phase du programme. »

Un mécanisme qui doit permettre non seulement l’acquisition de compétences, mais aussi la création d’activités économiques durables dans les localités concernées.

Un tremplin vers l’autonomie

Pour plusieurs bénéficiaires, cette formation constitue un véritable point de départ. Kouamé Innocent, l’un d’eux, a invité les jeunes de la région à se saisir de l’opportunité : « Grâce à Thimo, on a aujourd’hui un travail qui peut nous faire évoluer demain. Cela nous permettra de gagner de l’argent, de subvenir à nos besoins et de prendre en charge nos familles. »

Il a également exprimé sa gratitude aux autorités régionales pour leur engagement constant en faveur de la jeunesse.

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