‘‘La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a appelé à une mobilisation accrue’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Abidjan, 21 avril 2026 – Le gouvernement ivoirien a réaffirmé sa volonté de faire de la petite enfance un levier central de développement, à l’occasion de la 5ᵉ édition de la Semaine nationale de la petite enfance (SENAPE), tenue le 14 avril dernier, dans la capitale économique.
Un investissement jugé “hautement rentable”
Prenant la parole lors de cette rencontre, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a appelé à une mobilisation accrue en faveur des services de garde d’enfants, qu’elle considère comme un investissement stratégique.
Selon elle, renforcer ces dispositifs permet à la fois de protéger les enfants, de soutenir les familles et d’améliorer la compétitivité économique du pays. « Investir dans la garde d’enfants est l’un des placements les plus rentables pour une société », a-t-elle déclaré.
Un enjeu de capital humain
Placée sous le thème de l’investissement dans les services de garde, la rencontre s’inscrit dans une approche axée sur le développement du capital humain. Les autorités ivoiriennes estiment que les premières années de vie sont déterminantes pour le développement global de l’enfant, notamment sur les plans sanitaire, nutritionnel et cognitif.
Dans cette perspective, le représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean-François Basse, a insisté sur la nécessité de renforcer et professionnaliser les structures d’accueil. Il a notamment plaidé pour une amélioration de la qualité de l’encadrement et de la formation des personnels.
Un engagement politique renforcé
La cérémonie, organisée sous le patronage de Jérôme Patrick Achi, a également été l’occasion pour les autorités de réaffirmer leur engagement institutionnel.
Représentant le président de l’Assemblée nationale, Brahima Ouattara a annoncé une volonté d’accompagner les réformes visant à améliorer le cadre juridique des services de garde d’enfants.
Des progrès déjà enregistrés
Depuis une décennie, les autorités mettent en avant des avancées notables dans la prise en charge de la petite enfance. Le nombre de Centres d’Action Communautaire pour l’Enfance (CACE) a ainsi fortement augmenté, passant de 182 en 2015 à 626 en 2025.
Pour les pouvoirs publics, ces efforts traduisent une stratégie plus large visant à faire de la protection de l’enfant un pilier des politiques sociales et de développement, dans un contexte où les enjeux démographiques et économiques restent étroitement liés à la qualité du capital humain.