‘‘L’État mise sur la qualité et l’inclusion pour moderniser les services financiers’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Abidjan, 14 avril 2026 – Les autorités ivoiriennes entendent accélérer l’amélioration de la qualité des services financiers, avec pour objectif de bâtir un secteur plus performant et plus inclusif.
C’est le message porté mardi par Léocadie Loukou Yao, secrétaire exécutive de l’Observatoire de la qualité des services financiers de Côte d’Ivoire, lors d’une conférence organisée par le Centre d’information et de communication gouvernementale.
Un secteur financier en mutation
« L’État reste engagé à promouvoir un secteur financier plus performant, plus inclusif et orienté vers la satisfaction des usagers », a déclaré Léocadie Loukou Yao.
Selon elle, cette ambition repose sur une mobilisation collective des acteurs : institutions financières, autorités publiques, médias et consommateurs. L’objectif est de renforcer la culture financière et d’élever les standards de qualité dans un secteur en pleine transformation.
Des indicateurs en progression
L’Observatoire met en avant plusieurs avancées notables : « 200 plaintes et 25 demandes d’information enregistrées en 2025 ; 1 294 comparaisons tarifaires réalisées pour renforcer la transparence ; Un délai réglementaire de 30 jours pour le traitement des réclamations ; 1 879 utilisateurs ayant interagi avec la plateforme d’éducation financière Edufina. »
Malgré ces progrès, des défis persistent, notamment en matière de transparence, d’accessibilité et d’amélioration de l’expérience client.
L’évaluation des services, nouveau levier de régulation
Autre innovation majeure : la mise en place d’un système d’évaluation des services financiers par les usagers.
Dans sa phase pilote, l’OQSF-CI a déjà enregistré 2 234 évaluations à fin mars 2026, dont environ 60 % jugées satisfaisantes.
Une application mobile, dont le lancement est prévu en mai 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances, permettra aux consommateurs d’évaluer directement les services via leur téléphone.
Vers une finance plus inclusive
Créé en 2016, l’OQSF-CI s’inscrit dans une série de réformes visant à améliorer l’accès des populations aux services financiers.
Pour les autorités ivoiriennes, la qualité des services constitue désormais un levier essentiel pour renforcer la confiance entre institutions financières et usagers, et soutenir le développement économique du pays.
Un enjeu de confiance et de performance
Dans un contexte de digitalisation croissante, Abidjan cherche ainsi à consolider un système financier plus transparent, plus accessible et mieux adapté aux besoins des populations, tout en renforçant sa compétitivité à l’échelle régionale.