Par Sofiane Lorofolo Amine
Au Nigeria, le leader séparatiste biafrais Nnamdi Kanu a été condamné, jeudi 20 novembre, à la prison à vie par la Haute Cour fédérale d’Abuja.
Reconnu coupable de plusieurs chefs liés au terrorisme, il échappe toutefois à la peine de mort requise par le procureur.
Une condamnation lourde, assortie de peines complémentaires
Le juge James Omotosho a prononcé le verdict après avoir cité un passage de l’Évangile selon Saint-Matthieu pour justifier le refus d’appliquer la peine capitale.
En quelques minutes, il a condamné le chef de l’IPOB à la perpétuité pour quatre chefs d’accusation, ainsi qu’à 20 ans et 5 ans de prison supplémentaires pour deux autres infractions, peines qui seront purgées simultanément.
Les charges retenues incluent notamment des actes de terrorisme et l’importation illégale d’un émetteur radio, élément central dans la création et l’animation de Radio Biafra.
Un verdict rendu en l’absence de l’accusé
Nnamdi Kanu n’a pas assisté à l’énoncé du jugement. Quelques heures plus tôt, il avait été expulsé de la salle d’audience après un échange tendu avec le magistrat.
Le tribunal a ordonné qu’il soit placé dans un quartier pénitentiaire de haute sécurité, quel que soit l’établissement où il sera transféré.
Un long feuilleton judiciaire
Le leader séparatiste dispose de 90 jours pour faire appel.
Cette condamnation marque une nouvelle étape dans un dossier judiciaire ouvert depuis près de dix ans, marqué par plusieurs arrestations, libérations sous caution, extraditions controversées et de nombreuses tensions au sein du Sud-Est nigérian.