‘‘Objectif : une meilleure articulation entre les missions de la police nationale et celles de la justice militaire’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, 13 avril 2026 – Les autorités judiciaires et policières entendent resserrer leurs liens pour une meilleure efficacité dans le traitement des affaires impliquant les forces de défense et de sécurité.
Le Commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire d’Abidjan, le magistrat lieutenant-colonel Kouadio Konan Judicaël, a participé récemment à une séance de travail à la Préfecture de police d’Abidjan, aux côtés du préfet de police, le contrôleur général Yéo Kollo Roger.
Une coordination renforcée entre justice militaire et police
La rencontre a réuni plusieurs acteurs clés, notamment les chefs de districts de police, des substituts du Commissaire du gouvernement et des juges d’instruction militaires. Objectif : clarifier et harmoniser le cadre d’intervention des officiers de police judiciaire des Forces armées, appelés à collaborer avec le parquet militaire dans certaines procédures relevant du Tribunal militaire d’Abidjan.
Au cœur des échanges, la nécessité d’une meilleure articulation entre les missions de la police nationale et celles de la justice militaire, dans un contexte où certaines infractions impliquent directement des personnels militaires.
Efficacité opérationnelle et respect de la légalité
Lors de la séance, le magistrat-commissaire de police Brou Depardieu N’Da a animé une communication sur la contribution du parquet militaire à l’efficacité opérationnelle de la police nationale. Il a insisté sur un impératif : concilier performance sur le terrain et respect strict de la loi.
Un message repris par le Commissaire du gouvernement, qui a mis en avant une approche mêlant prévention et répression. Il a notamment attiré l’attention sur les comportements déviants, en particulier les pratiques de racket.
Tolérance zéro face aux dérives
Face à ces abus, les autorités judiciaires affichent une ligne ferme. Le parquet militaire a réaffirmé une politique de « tolérance zéro », précisant que tout agent pris en flagrant délit de racket s’expose à des sanctions exemplaires.
Au-delà des aspects techniques, cette rencontre s’inscrit également dans une dynamique de renforcement de la collaboration institutionnelle entre la police nationale et la justice militaire, dans un souci d’efficacité et de crédibilité de l’action publique.
Un signal que les autorités souhaitent fort, alors que la question de la discipline et de l’exemplarité des forces de sécurité reste au cœur des attentes des populations.