‘‘Le Vice-Président Tiémoko Meyliet Koné a reçu le rapport 2024 sur l’état des droit de l’homme’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, le 13 novembre 2025 — Le Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, représentant le Chef de l’État Alassane Ouattara, a présidé le jeudi au Palais présidentiel, la cérémonie officielle de remise du Rapport annuel 2024 sur l’état des droits de l’Homme, élaboré par le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH).
Un document qui salue des avancées, mais souligne des défis persistants
Présenté par la présidente du CNDH, Namizata Sangaré, le rapport met en lumière des améliorations notables dans plusieurs domaines : droits civils et politiques, droits économiques et sociaux, droits culturels et droits spécifiques aux groupes vulnérables.
Cette dynamique a été récemment reconnue au plan international : le CNDH vient d’être proposé à la ré-accréditation au statut “A”, le plus élevé pour les institutions nationales des droits de l’Homme, à l’issue d’une évaluation de 19 experts à Genève. Une proposition validée depuis le 5 novembre 2025, signe de la conformité de l’institution ivoirienne aux standards internationaux.
Plus de 3 000 plaintes traitées en 2024
Sur le terrain, l’activité du CNDH reste intense. En 2024, 3 163 plaintes ont été déposées par les citoyens, dont 3 078 ont été entièrement traitées.
Depuis 2019, l’institution cumule 17 614 plaintes, avec un taux de résolution dépassant les 90 %. Un chiffre que la présidente du CNDH présente comme le reflet de « l’amélioration de l’accès des populations aux mécanismes de protection ».
Des défis structurels encore lourds
Le rapport souligne néanmoins plusieurs obstacles majeurs à la pleine effectivité des droits humains : « insuffisance du cadre juridique contre la corruption, faible digitalisation des services de l’état civil, retards dans la mise en œuvre effective de la Couverture maladie universelle (CMU) pour plusieurs détenteurs de la carte, nécessité de renforcer l’arsenal législatif encadrant les missions du CNDH. »
Le document recommande en outre la construction d’un Centre international des Droits de l’Homme et de la Démocratie, afin d’appuyer les actions de formation et de recherche.
Le Vice-Président salue un exercice de transparence
Tiémoko Meyliet Koné a adressé ses félicitations à Namizata Sangaré et à son équipe pour la qualité du travail accompli.
Il a insisté sur l’importance de cet exercice annuel, « symbole de transparence et de responsabilité, qui témoigne de la maturité démocratique de la Côte d’Ivoire ».
Le Vice-Président a rappelé que le Chef de l’État reste attaché à la promotion de la dignité humaine et des libertés fondamentales, en citant plusieurs réformes emblématiques : la scolarisation obligatoire, la modernisation du système judiciaire, la politique d’autonomisation des femmes, la mise en œuvre de la CMU.
Tout en saluant les avancées constatées, il a affirmé que les insuffisances relevées serviront de repères pour ajuster les politiques publiques.
Le Premier ministre Robert Beugré Mambé, ainsi que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Sansan Kambilé, étaient présents à cette cérémonie, témoignant de l’importance accordée par l’exécutif à la question des droits humains.