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Economie

AGPAOC 2025 | Résilience et innovation

Le Port d’Abidjan, vitrine du savoir-faire portuaire africain

AGPAOC 2025 | Résilience et innovation

Par Sofiane Lorofolo Amine

Pointe-Noire (Congo RDC), le 7 novembre 2025 – À Pointe-Noire, lors du 45ᵉ Conseil annuel de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC), le Directeur Général du Port Autonome d’Abidjan, Hien Yacouba Sié, a porté haut la voix d’une Afrique portuaire en quête de performance et de durabilité. Son message : la résilience portuaire passe par la gouvernance, l’investissement et la vision.

Un forum stratégique à Pointe-Noire

Le 5 novembre 2025, l’auditorium du Port Autonome de Pointe-Noire a réuni les dirigeants des grands ports africains autour d’un thème central : « Élaborer des stratégies portuaires résilientes ».

Face à ses homologues de Dakar, Douala et Tema, Hien Yacouba Sié a défendu une approche pragmatique et ambitieuse de la compétitivité portuaire, fondée sur la modernisation des infrastructures et la maîtrise domaniale. « La résilience portuaire n’est pas un concept théorique. C’est une nécessité face aux mutations économiques, technologiques et climatiques », a-t-il affirmé d’entrée de jeu.

Abidjan, un modèle de transformation portuaire

Sous sa direction, le Port Autonome d’Abidjan s’est imposé comme le principal hub maritime d’Afrique de l’Ouest. Un statut consolidé par un programme d’investissement colossal de 1 500 milliards de FCFA, ayant permis la construction de nouveaux terminaux spécialisés (conteneurs, roulier, céréalier, pêche) et l’élargissement du canal de Vridi, désormais apte à recevoir les plus grands navires du continent.

 

Ces efforts portent leurs fruits : en 2024, le port a enregistré un trafic record de 40 millions de tonnes de marchandises, confirmant son attractivité auprès des armateurs et investisseurs internationaux.

Réformer pour durer : la gouvernance foncière au cœur du modèle

Au-delà des infrastructures, la stratégie du PAA repose sur une réforme structurelle : la gestion optimisée du foncier portuaire.

Selon M. Sié, la maîtrise du patrimoine domanial et la planification durable de l’espace constituent la clé de la compétitivité future. « Les enjeux fonciers ne sont pas de simples détails administratifs. Ils déterminent la capacité d’un port à croître et à s’adapter aux besoins économiques de demain », a-t-il soutenu.

Il a également appelé à un dialogue renouvelé entre États et autorités portuaires, estimant que la cohérence entre politiques urbaines et planification portuaire — la fameuse dynamique Ville-Port — est désormais incontournable.

Leadership et vision : une philosophie du résultat

Le Directeur Général du PAA a conclu son intervention par une phrase devenue presque proverbiale dans le milieu portuaire : « Un port qui ne marche pas coûte plus cher qu’un port cher qui marche. »

Un mot d’ordre qui résume une philosophie : investir aujourd’hui pour garantir la durabilité, la compétitivité et la souveraineté logistique de demain.

Avec cette prise de parole remarquée, Hien Yacouba Sié confirme la stature du Port Autonome d’Abidjan comme laboratoire de la résilience portuaire africaine, au croisement des enjeux économiques, environnementaux et géostratégiques.

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