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ONU | Succession d’Antonio Guterres

La candidature de Macky Sall, entre ambition internationale et absence de consensus africain

ONU | Succession d’Antonio Guterres
‘‘Une candidature maintenue malgré un soutien continental fragilisé

Par Dahn Habib Sénamblé

L’ancien président sénégalais Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, malgré l’absence de soutien formel de l’Union africaine, révélant les tensions diplomatiques et les divergences stratégiques au sein du continent.

Si son équipe affirme que la majorité des États africains soutiennent sa démarche, le blocage de plusieurs pays, dont le Sénégal lui-même, illustre une fracture politique sur la représentation de l’Afrique dans les instances internationales.

Un revers politique pour l’unité africaine

Le rejet du soutien unanime de l’Union africaine apparaît comme un signal politique fort. Une vingtaine d’États auraient exprimé des réserves ou des objections, empêchant toute position commune.

Ce manque de consensus met en lumière les limites de la diplomatie africaine lorsqu’il s’agit de désigner un candidat unique pour des postes stratégiques au sein des institutions multilatérales.

Une bataille de légitimité et de chiffres

Le camp Macky Sall insiste sur des statistiques favorables, évoquant un soutien majoritaire des pays africains et la conformité de la candidature aux règles de l’ONU.

Mais derrière cette lecture arithmétique, se joue une bataille plus politique : celle de la légitimité continentale et de la capacité de l’Afrique à parler d’une seule voix sur la scène internationale.

Une candidature déjà contestée sur la scène internationale

Au-delà de l’Afrique, la candidature de Macky Sall s’inscrit dans un contexte diplomatique complexe, marqué notamment par le principe de rotation régionale au sein des Nations unies.

Certains États estiment en effet que le prochain secrétaire général devrait provenir d’Amérique latine et des Caraïbes, ce qui affaiblit davantage la dynamique de sa candidature.

Entre stratégie personnelle et calcul diplomatique

Le maintien de cette candidature malgré les réserves institutionnelles traduit une stratégie assumée : occuper l’espace diplomatique et maintenir une présence dans la course, même sans consensus.

Reste à savoir si cette posture permettra à Macky Sall de transformer une candidature contestée en véritable option crédible dans la dernière ligne droite de la succession d’António Guterres, dont le mandat s’achève fin 2026.

Une bataille encore ouverte mais fragilisée

Dans un jeu diplomatique où les équilibres régionaux sont déterminants, cette candidature apparaît à la fois comme un pari politique ambitieux et une démonstration des limites actuelles de l’unité africaine sur la scène multilatérale.

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