Le gouvernement indien s’inquiète de plus en plus du sort de ses ressortissants enrôlés de force dans l’armée russe. Deux nouveaux décès de citoyens indiens ont été confirmés cette semaine sur le front ukrainien, rappelant l’urgence de la situation. Ces jeunes hommes, partis avec des visas étudiants, auraient été trompés par de fausses offres d’emploi en Russie.
Selon les autorités indiennes, 126 ressortissants ont été enrôlés dans l’armée russe, dont 16 sont toujours portés disparus. Beaucoup d’entre eux étaient venus en Russie pour étudier ou travailler et se sont retrouvés envoyés au combat contre leur gré.
Le cas de Sahil Majothi, 22 ans, originaire du Gujarat, a particulièrement marqué l’opinion. Dans une vidéo devenue virale, il affirme avoir été contraint de rejoindre le front avant d’être capturé en Ukraine. Sa mère, très émue, a appelé le gouvernement à agir pour éviter que d’autres jeunes ne soient piégés.
Un autre Indien, Sandeep, 23 ans, aurait lui aussi été forcé de combattre dans la région frontalière. Deux autres ressortissants indiens sont morts le mois dernier, l’un d’eux ayant été rapatrié le 18 octobre.
Face à ces drames, New Delhi a demandé à Moscou de mettre fin à ces pratiques et de libérer tous les citoyens indiens concernés. Le ministre des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a confirmé avoir évoqué cette question à plusieurs reprises avec les autorités russes, à Moscou comme à New Delhi.
Ces incidents mettent à l’épreuve les relations traditionnellement solides entre l’Inde et la Russie, et posent la question de la protection des étudiants et travailleurs indiens à l’étranger.
La Rédaction, info: Rfi