‘‘Zeine Ould Zeidane, visage de la nouvelle gouvernance africaine, un parcours africain au sommet’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Washington, 6 avril 2026 – Le Mauritanien Zeine Ould Zeidane prendra la direction du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) à compter du 1er mai 2026, a annoncé l’institution.
Il succédera à Abebe Aemro Selassie, en poste depuis 2016, au moment où le continent africain fait face à des défis économiques majeurs, notamment en matière de dette et de financement du développement.
Un profil expérimenté au sein du FMI
Entré au FMI en 2012, Zeine Ould Zeidane occupait jusqu’ici le poste de directeur adjoint du département Moyen-Orient et Asie centrale, où il supervisait les relations avec les pays du Golfe. Il a notamment contribué à l’ouverture du bureau régional de Riyad.
Avant cela, il avait déjà exercé au sein du département Afrique de l’institution, consolidant une connaissance approfondie des enjeux économiques du continent.
Une nomination saluée par la direction
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a salué cette nomination, estimant qu’il saura diriger le département Afrique « avec succès et conviction ».
Elle a également mis en avant ses qualités personnelles, notamment son « calme » et sa « pondération », jugées essentielles pour gérer des dossiers complexes.
Une carrière riche entre international et national
Économiste de formation, titulaire d’un doctorat en mathématiques appliquées et d’un diplôme en macroéconomie, Zeine Ould Zeidane a occupé plusieurs fonctions de haut niveau en Mauritanie avant de rejoindre le FMI.
Il a notamment été conseiller économique du président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, gouverneur de la Banque centrale, puis Premier ministre en 2007 sous Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.
Un contexte économique exigeant
Sa prise de fonction intervient dans un contexte marqué par les conséquences économiques de la pandémie de COVID-19 et les pressions accrues sur les finances publiques de nombreux pays africains.
Le nouveau responsable du département Afrique devra notamment accompagner les États dans la gestion de leur dette, la relance économique et les réformes structurelles.
Sa nomination est perçue comme un signal fort en faveur d’une expertise africaine au sein des grandes institutions financières internationales.