‘‘Une hausse d’environ 50 % des dépenses militaires’’
Par Dahn Habib Sénamblé avec Rfi
Washington, 3 avril 2026 – Le président américain Donald Trump a demandé au Congrès une augmentation massive du budget de la défense pour 2027, visant un montant inédit de 1 500 milliards de dollars, selon des documents publiés vendredi par la Maison Blanche.
Une hausse spectaculaire des dépenses militaires
Le projet présidentiel prévoit une hausse d’environ 50 % des dépenses militaires, qui passeraient d’environ 1 000 milliards de dollars cette année à 1 500 milliards l’an prochain.
Cette demande, l’une des plus importantes depuis des décennies, illustre la priorité accordée par l’administration à la modernisation des forces armées face aux menaces contemporaines.
Arbitrage au détriment des dépenses civiles
Pour financer cet effort, le plan propose une réduction de 10 % des dépenses non liées à la défense, avec un transfert de certaines responsabilités vers les États et les collectivités locales.
Selon les orientations présentées, plusieurs programmes sociaux fédéraux pourraient être concernés par ces ajustements budgétaires.
L’armée au cœur des priorités
Avant même les récents développements militaires impliquant les États-Unis, Donald Trump avait affiché sa volonté de renforcer les capacités de l’armée.
« Nous sommes en guerre », a-t-il déclaré cette semaine, estimant que l’effort militaire devait primer sur certaines dépenses sociales, évoquant notamment les programmes de santé et d’aide aux familles.
Parallèlement, le Pentagone a récemment proposé une enveloppe supplémentaire de 200 milliards de dollars pour soutenir l’effort militaire et le réapprovisionnement en équipements.
Un projet soumis au Congrès
Le budget présidentiel constitue une proposition qui reflète les priorités de l’exécutif, mais son adoption dépend du Congrès, seul habilité à valider les dépenses fédérales.
Le projet devrait ainsi faire l’objet d’intenses débats parlementaires dans les mois à venir, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et des arbitrages budgétaires sensibles.