Lire, se lire et être lu....

Côte d’Ivoire | Financement du PND 2026-2030

En marge des Assemblées annuelles de la BAD, Abidjan intensifie la mobilisation des bailleurs

Côte d’Ivoire | Financement du PND 2026-2030
‘‘Souleymane Diarrassouba présente le modèle ivoirien de financement du développement’’

Par Sofiane Lorofolo Amine

Brazzaville, 28 mai 2026 – La Côte d’Ivoire multiplie les initiatives diplomatiques et financières pour mobiliser les partenaires internationaux autour de son futur Plan national de développement (PND 2026-2030), évalué à plus de 114 000 milliards de francs CFA.

En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), organisées à Brazzaville, le ministre ivoirien du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a rencontré plusieurs partenaires techniques et financiers, dont l’Agence française de développement (AFD).

Les discussions ont porté sur la préparation du Groupe consultatif des bailleurs prévu les 8 et 9 juillet 2026 à Abidjan, rencontre destinée à mobiliser les financements nécessaires à la mise en œuvre du nouveau programme de développement ivoirien.

Un plan de plus de 114 000 milliards FCFA

Selon les autorités ivoiriennes, le futur PND 2026-2030 prévoit un volume d’investissements estimé à 114 838,5 milliards de francs CFA.

Le gouvernement entend financer plus de 70 % de ce montant grâce au secteur privé et aux marchés financiers, dans une stratégie visant à réduire la dépendance à l’endettement public classique.

À Brazzaville, Souleymane Diarrassouba a défendu la volonté de la Côte d’Ivoire de poursuivre sa transformation structurelle en s’appuyant sur des mécanismes innovants de financement.

« La Côte d’Ivoire affirme que le financement du développement africain ne peut reposer indéfiniment sur la dette ni sur l’aide », a souligné le ministère dans une communication diffusée à l’issue des échanges.

Le recyclage des actifs publics mis en avant

Lors d’un panel de haut niveau organisé par Africa50, le ministre ivoirien a également présenté la stratégie ivoirienne de « recyclage des actifs publics ».

Cette approche consiste à valoriser certaines infrastructures existantes – notamment dans les secteurs portuaire, énergétique et pétrolier – afin de dégager des ressources destinées à financer de nouveaux projets structurants.

Parmi les actifs concernés figurent les ports d’Abidjan et de San Pedro, les infrastructures énergétiques nationales ainsi que les projets pétroliers et gaziers Baleine et Calao.

Le gouvernement ivoirien met également en avant le rôle du Fonds souverain stratégique pour le développement de la Côte d’Ivoire (FSD-CI), présenté comme un instrument destiné à garantir la réaffectation des ressources mobilisées vers des investissements publics.

La Côte d’Ivoire défend son modèle économique

Au cours d’un autre panel consacré au rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 » de la BAD, le ministre ivoirien a insisté sur le potentiel de mobilisation financière du continent africain.

Il a rappelé que la récente émission d’eurobonds de la Côte d’Ivoire avait été souscrite cinq fois, y voyant un signe de confiance des investisseurs internationaux dans l’économie ivoirienne.

Le gouvernement ivoirien affirme vouloir poursuivre les réformes visant à renforcer l’épargne intérieure, développer les marchés financiers et attirer davantage d’investissements privés.

À travers cette offensive diplomatique et financière menée à Brazzaville, Abidjan cherche à consolider sa position parmi les économies les plus dynamiques du continent et à sécuriser les financements nécessaires à la mise en œuvre de son ambitieux programme de développement.

Partager cet article

Slogan : Lire, se lire et être lu....

© www.infos-plurielles.net. Tous droits réservés.