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RDC | Santé publique

L’épidémie d’Ebola s’aggrave avec 159 décès estimés, selon le ministre de la Santé

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‘‘La province de l’Ituri demeure la zone la plus touchée’’

Par Sofiane Lorofolo Amine

Kinshasa, 21 mai 2026 – L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo continue de progresser, avec 159 décès estimés et 626 cas suspects recensés à ce stade, a annoncé jeudi le ministre congolais de la Santé, Samuel Kamba, lors d’une intervention sur Radio France Internationale.

L’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie

La province de l’Ituri demeure la zone la plus touchée, notamment la ville de Bunia et la cité minière de Mongwalu, dans le territoire de Djugu.

Mais l’épidémie gagne progressivement d’autres régions. Après des cas signalés au Nord-Kivu, notamment à Goma et Butembo, un cas a désormais été détecté au Sud-Kivu, selon les autorités locales contrôlées par le groupe armé AFC/M23.

D’après ce mouvement rebelle, un jeune homme venant de Kisangani, dans la province de la Tshopo, a été diagnostiqué positif à Miti, dans le territoire de Kabare. Deux personnes ayant été en contact avec lui ont été placées à l’isolement.

Une souche plus difficile à identifier

Selon le ministre de la Santé, la souche actuellement en circulation est le variant Bundibugyo, différent de la souche Zaïre, historiquement la plus répandue dans le pays.

« Contrairement au virus Ebola Zaïre, cette forme est moins spectaculaire », a expliqué Samuel Kamba, précisant que les symptômes peuvent être confondus avec ceux du paludisme ou d’autres maladies tropicales, notamment la forte fièvre, les vomissements et les diarrhées.

La confirmation des cas nécessite obligatoirement des analyses en laboratoire, ce qui complique le dépistage.

Des capacités sanitaires sous pression

Les capacités de prise en charge restent limitées dans les zones affectées. L’ONG Médecins Sans Frontières a évoqué une situation difficile sur le terrain, pointant l’absence d’actions suffisamment efficaces dans certaines localités touchées.

Le ministre congolais reconnaît une forte pression sur les structures hospitalières, tout en assurant que des centres spécialisés pour les malades d’Ebola doivent entrer en service rapidement.

Autre difficulté : tous les laboratoires du pays ne disposent pas des équipements nécessaires pour détecter le variant Bundibugyo. Pour l’heure, seuls certains centres, notamment à Kinshasa, Goma et Bunia, sont capables d’effectuer les analyses adaptées, ralentissant la confirmation des cas dans les zones reculées.

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