‘‘Bazoum et son épouse peuvent désormais communiquer chaque semaine avec leurs enfants, selon des sources’’
Par Sofiane Lorofolo Amine avec Rfi
Niamey, 2 avril 2026 – Le mandat du président nigérien renversé Mohamed Bazoum a officiellement pris fin jeudi, près de trois ans après le coup d’État militaire qui l’a évincé du pouvoir, tandis qu’il demeure en détention avec son épouse dans la capitale Niamey.
Renversé le 26 juillet 2023 par des militaires dirigés par le général Abdourahamane Tiani, l’ancien chef de l’État est depuis retenu dans une aile de la résidence présidentielle, sans pouvoir en sortir.
Des conditions de détention inchangées
Selon des sources proches, Mohamed Bazoum et son épouse peuvent désormais communiquer chaque semaine avec leurs enfants, mais leurs conditions de détention restent globalement inchangées.
Aucune procédure judiciaire formelle n’a été engagée à leur encontre, bien que leur immunité ait été levée il y a près de deux ans.
Des appels à la libération restés sans effet
Depuis son renversement, plusieurs initiatives diplomatiques ont été menées pour obtenir sa libération, notamment par le Togo et le Maroc, sans succès.
Un collectif international avait également appelé à une mobilisation accrue en décembre 2025, tandis que le Parlement européen a adopté en mars une résolution demandant sa libération avant la fin de son mandat.
Ces initiatives ont toutefois été rejetées par les autorités nigériennes et leurs alliés de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui dénoncent une ingérence dans les affaires internes du pays.
Une situation toujours bloquée
Depuis le coup d’État, la junte au pouvoir ne communique plus publiquement sur la situation de l’ancien président.
L’expiration officielle de son mandat intervient ainsi dans un contexte d’impasse politique, sans perspective immédiate d’évolution sur son sort, malgré les appels répétés de la communauté internationale.