‘‘Le gouvernement ivoirien veut renforcer la protection des travailleurs contre les violences en milieu professionnel’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Abidjan, le 6 mai 2026 – Le gouvernement ivoirien a adopté mercredi un décret portant ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail, lors d’un Conseil des ministres présidé par le chef de l’État, Alassane Ouattara.
Adoptée le 21 juin 2019, cette convention internationale vise à garantir aux travailleurs un environnement professionnel « sûr et serein », exempt de violences et de harcèlement, quel que soit le secteur d’activité concerné.
Un cadre international pour protéger les travailleurs
Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette ratification permettra à la Côte d’Ivoire de mettre en œuvre « une stratégie globale de prévention et d’élimination intégrale de la violence et du harcèlement » dans le monde du travail.
Le texte couvre aussi bien les hommes que les femmes et prend en compte la diversité des formes d’emploi et des espaces professionnels.
La décision a été adoptée au titre du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en liaison avec le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et le Ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle.
Une avancée sociale dans un contexte de réformes
Avec cette ratification, les autorités ivoiriennes affichent leur volonté de renforcer les normes de protection sociale et les droits des travailleurs, dans un contexte marqué par la modernisation du marché de l’emploi et les enjeux liés à la protection des salariés.
La Convention 190 de l’Organisation internationale du travail est considérée comme le premier traité international spécifiquement consacré à la lutte contre la violence et le harcèlement dans le monde professionnel. Elle encourage les États signataires à adopter des dispositifs législatifs, préventifs et judiciaires adaptés pour protéger les travailleurs et sanctionner les abus.