‘‘Le gouvernement veut mieux structurer le circuit de distribution des produits vivriers en Côte d’Ivoire’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Abidjan, le 4 mai 2026 – La Côte d’Ivoire s’engage dans une réforme de la commercialisation des produits vivriers avec l’annonce de la construction de trois marchés de gros à Abidjan, Abengourou et Daloa, a indiqué le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé.
Une réforme pour structurer les circuits agricoles
S’exprimant à l’issue d’un atelier national tenu du 28 au 30 mai 2026 à Grand-Bassam, le ministre délégué a présenté une série de réformes visant à moderniser l’organisation des filières vivrières. Celles-ci portent notamment sur la validation de textes réglementaires encadrant les marchés de gros et la mise en place d’un dispositif plus structuré de distribution.
Selon le ministère, l’objectif est de réduire les pertes post-récoltes, de limiter les intermédiaires et de stabiliser les prix sur les marchés.
Trois marchés de gros et des infrastructures modernisées
Le projet prévoit la création de Marchés d’Intérêt National (MIN), destinés à améliorer le stockage, le transport et la commercialisation des produits agricoles. Ces infrastructures devront permettre une meilleure fluidité de l’approvisionnement entre zones de production et centres urbains.
Les textes en discussion introduisent également une gestion professionnalisée des marchés, avec des commissions spécialisées chargées de l’hygiène, de la discipline et de la traçabilité des produits.
Un enjeu de souveraineté alimentaire
Bernard Kini Comoé a souligné que cette réforme s’inscrit dans la vision des autorités visant à renforcer la souveraineté alimentaire et à faire de l’agriculture un moteur de croissance économique. Le projet est intégré au Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Le ministre a salué une démarche issue de consultations avec les acteurs du secteur, tout en appelant à un cadre réglementaire solide pour accompagner les investissements.
Cette initiative bénéficie également du soutien du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.