‘‘Note souveraine en hausse, un atout clé pour financer le PND 2026-2030, selon Souleymane Diarrassouba’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Abidjan, 04 mai 2026 – La Côte d’Ivoire a vu sa note de risque souverain passer de 6,3 à 6,5, une amélioration qui confirme son positionnement dans la catégorie des pays à « risque faible », selon Bloomfield Intelligence. L’annonce a été faite jeudi, 30 avril, à Abidjan lors de la 10e Conférence Risque Pays.
Cette évolution est présentée comme un signal positif pour la crédibilité financière du pays auprès des investisseurs internationaux et des partenaires techniques et financiers, dans un contexte de compétitivité accrue des économies émergentes.
Une performance économique soutenue depuis 2011
Selon les données présentées à la conférence, cette progression s’appuie sur une série de réformes engagées depuis plus d’une décennie. La Côte d’Ivoire affiche une croissance moyenne de 6,5 % sur la période 2021-2025, un déficit budgétaire contenu autour de 3 % et une inflation estimée à 1 %.
Dans le même temps, le taux d’investissement est passé d’environ 14 % du PIB à près de 24 % en 2024, porté par la diversification progressive de l’économie et la consolidation des équilibres macroéconomiques.
Le gouvernement met en avant la stabilité macroéconomique
Devant les participants, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a salué cette amélioration, qu’il attribue à la « solidité des fondamentaux macroéconomiques » du pays.
Il a notamment évoqué une croissance soutenue, un endettement maîtrisé et une économie en cours de transformation structurelle, estimant que ces éléments expliquent la perception positive des agences de notation.
Le PND 2026-2030 au cœur des ambitions
Cette dynamique s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2026-2030, dont l’enveloppe est estimée à plus de 114 000 milliards de francs CFA.
Le gouvernement vise une croissance moyenne de 7,2 % sur la période et entend positionner la Côte d’Ivoire dans la catégorie des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030.
Selon les autorités, plus de 70 % des financements attendus devraient provenir du secteur privé, rendant crucial l’amélioration du profil de risque pour faciliter l’accès aux capitaux.
Un appel aux investisseurs
Un groupe consultatif dédié au financement du PND doit être organisé prochainement afin de mobiliser des ressources complémentaires.
Le ministre du Plan a, à cette occasion, invité les investisseurs présents à accompagner la transformation économique du pays, misant sur la stabilité et la visibilité macroéconomique comme leviers d’attractivité.