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Turquie | Sommet de l'Otan

À Ankara, l'Otan oppose un front uni aux critiques de Donald Trump

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‘‘Groenland, Espagne, Iran : Trump ouvre plusieurs fronts au sommet de l'Otan’’

Par Sofiane Lorofolo Amine avec Rfi

Ankara, 8 juillet 2026 – Les dirigeants des 32 pays membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) ont réaffirmé mercredi leur engagement en faveur de la défense collective, au terme d'une réunion marquée par de nouvelles critiques du président américain Donald Trump à l'égard de plusieurs alliés.

Réunis pendant près de trois heures dans la capitale turque, les chefs d'État et de gouvernement ont renouvelé leur attachement à l'article 5 du traité de l'Alliance, qui prévoit qu'une attaque contre un État membre est considérée comme une attaque contre l'ensemble des alliés.

Trump apaise sur l'Otan, mais multiplie les critiques

Malgré ses déclarations virulentes à l'ouverture de la deuxième journée du sommet, Donald Trump a finalement réaffirmé son soutien à l'unité de l'Alliance. Le président américain a également estimé que les frappes de drones menées par l'Ukraine sur le territoire russe pourraient contribuer à accélérer une issue au conflit.

Quelques heures plus tôt, il avait pourtant dénoncé le comportement de plusieurs partenaires de l'Otan, reprochant notamment aux alliés leur position sur le Groenland et leur manque de soutien face à l'Iran, qu'il continue de qualifier de principal État soutenant le terrorisme.

Le Groenland et l'Espagne dans le viseur

Donald Trump est revenu sur son ambition de voir les États-Unis prendre le contrôle du Groenland, estimant que ce territoire revêt une importance stratégique majeure pour Washington.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a rejeté une nouvelle fois cette perspective, rappelant que le Groenland « n'est pas à vendre ».

Le président américain s'en est également pris à l'Espagne, qu'il a qualifiée de « cause perdue », menaçant de mettre fin aux échanges commerciaux avec Madrid en raison, selon lui, de son niveau insuffisant de dépenses militaires. Les autorités espagnoles ont réagi avec retenue, appelant à préserver le dialogue entre alliés.

Une alliance sous tension mais unie

Malgré ces échanges parfois vifs, les dirigeants de l'Otan ont affiché leur volonté de préserver la cohésion de l'Alliance face aux défis sécuritaires actuels, alors que la guerre en Ukraine demeure au centre des préoccupations et que les débats sur le partage des dépenses de défense continuent de diviser les alliés.

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