‘‘Le ministre ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a exposé les orientations’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Paris, 24 juin 2026 – La Côte d’Ivoire a défendu sa stratégie de gestion de la dette souveraine lors de la 13e édition du Forum de Paris, organisée les 23 et 24 juin autour du thème : « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation ».
Présent à cette rencontre internationale, le ministre ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a exposé les orientations mises en œuvre par Abidjan pour préserver la soutenabilité de ses finances publiques dans un contexte mondial marqué par la hausse de l’endettement.
Quatre piliers pour la gestion de la dette
Réunissant les pays membres du Club de Paris, le Fonds monétaire international, le Groupe de la Banque mondiale ainsi que plusieurs pays africains, le forum a porté sur les mutations de la dette souveraine et les mécanismes de coopération financière.
Lors d’un panel consacré aux partenariats internationaux face aux nouvelles dynamiques de l’endettement, Adama Coulibaly a présenté la stratégie ivoirienne articulée autour de quatre axes : la mobilisation des partenaires au développement, la diversification des sources de financement, la sophistication des instruments financiers et le développement de la finance durable.
Des instruments financiers innovants
Le ministre ivoirien a également mis en avant plusieurs mécanismes présentés comme innovants, notamment un swap dette-développement destiné au financement de l’éducation, un dispositif de financement durable pour les projets climatiques et une émission obligataire internationale libellée en franc CFA.
Selon les autorités ivoiriennes, cette dernière opération constitue une première majeure sur le marché régional.
Adama Coulibaly a par ailleurs plaidé pour un renforcement du rôle des banques régionales de développement et une amplification des mécanismes financiers innovants en faveur des économies africaines.
Une amélioration du risque de surendettement
Cette participation intervient alors que la Côte d’Ivoire affirme avoir amélioré ses indicateurs de soutenabilité financière.
Le pays est récemment passé d’un risque de surendettement jugé « modéré » à un niveau considéré comme « faible », une évolution présentée par Abidjan comme une première sur le continent africain.