‘‘Les entités concernées sont désormais inscrites sur une liste de contrôle des exportations’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Pékin, 24 avril 2026 – La Chine a annoncé vendredi des restrictions commerciales visant sept entreprises et entités européennes, accusées d’avoir participé à des ventes d’armes ou à des activités de « collusion » avec Taïwan, territoire que Pékin considère comme une province chinoise.
Des mesures immédiates de contrôle des exportations
Selon un communiqué du ministère chinois du Commerce, les entités concernées sont désormais inscrites sur une liste de contrôle des exportations, avec effet immédiat.
Concrètement, les entreprises chinoises ont interdiction de leur fournir des biens à double usage, susceptibles d’avoir des applications civiles et militaires.
Des groupes européens de défense visés
Parmi les entités ciblées figurent le groupe belge FN Browning et sa filiale Fabrique Nationale Herstal, ainsi que l’allemand Hensoldt AG, spécialisé dans les systèmes de capteurs et de radars.
Sont également concernés les sociétés tchèques Excalibur Army et Omnipol, ainsi que la branche tchèque de SpaceKnow et le centre de recherche VZLU Aerospace.
Pékin dénonce une « collusion » avec Taïwan
Les autorités chinoises reprochent à ces entités d’avoir « participé à des ventes d’armes à Taïwan ou de s’être livrées à une collusion » avec l’île.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de Taïwan, que la Chine considère comme faisant partie intégrante de son territoire, malgré le soutien croissant de certains pays occidentaux à Taipei.
Un signal politique et économique
Ces mesures pourraient compliquer les relations commerciales entre les entreprises visées et leurs partenaires chinois, tout en envoyant un signal ferme aux acteurs internationaux impliqués dans des coopérations militaires avec Taïwan.
Elles s’inscrivent dans une stratégie plus large de Pékin visant à dissuader tout soutien extérieur à l’île, sur fond de rivalités géopolitiques accrues.