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Côte d’Ivoire | Après plusieurs heures d’audition

Assalé Tiémoko Antoine placé en garde à vue, selon une information du Procureur de la République

Côte d’Ivoire | Après plusieurs heures d’audition
‘‘Les responsables de ADCI disent protester contre les chefs d’accusation contre leur président’’

Par Dahn Habib Sénamblé

Abidjan, 23 avril 2026 – Le président du mouvement politique Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko Antoine, a été placé en garde à vue jeudi, au lendemain d’une longue audition à la préfecture de police d’Abidjan, a annoncé son parti dans un communiqué consulté par infos-plurielles.net.  

Une audition de près de 14 heures

Convoqué par le procureur de la République, l’élu local s’est présenté mercredi à 10h00 aux services de police, accompagné de ses avocats. L’audition, menée par un commissaire et un magistrat, s’est étendue jusqu’à 23h55.

Le procès-verbal a été signé dans la nuit, aux alentours de 1h45, selon le Bureau exécutif national (BEN) de son mouvement.

Deux malaises et une hospitalisation

Au cours de cette audition, Assalé Tiémoko Antoine aurait été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire, en début d’après-midi puis en début de soirée, d’après la même source.

Un professeur de cardiologie dépêché sur place aurait jugé son état « préoccupant », recommandant son transfert à l’Institut de cardiologie d’Abidjan. Il y a été conduit sous escorte policière pour une prise en charge médicale.

Une garde à vue notifiée après l’audition

Alors qu’aucune mesure restrictive de liberté n’avait été notifiée à ses avocats à l’issue de son audition, le procureur a informé, jeudi, que le responsable politique était désormais placé en garde à vue.

Toujours hospitalisé, il doit être reconduit à la préfecture de police pour la suite de la procédure, avant un déferrement au parquet annoncé pour vendredi.

Plusieurs chefs d’accusation retenus

Selon son parti, quatre chefs d’accusation ont été notifiés à Assalé Tiémoko Antoine : « trouble à l’ordre public ; incitation à la révolte ; discrédit sur les institutions de la République ; diffusion de fausses Nouvelles. »

Le mouvement ADCI assure que ces accusations seront contestées « dans le strict cadre légal », avec l’appui de ses avocats.

Appel au calme et rappel de la présomption d’innocence

Dans son communiqué, le Bureau exécutif national appelle militants et sympathisants à « la sérénité, au calme et à la discipline ».

Le parti insiste sur le fait que la notification des charges « ne constitue ni une preuve de culpabilité ni une condamnation », rappelant le principe de la présomption d’innocence.

L’ADCI affirme enfin rester mobilisé et promet de communiquer sur toute évolution de cette affaire, suivie de près par l’opinion nationale.

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