A l’inauguration du Centre de Service civique Daloa, (Centre-Ouest ivoirien), ce samedi 4 octobre 2025, le ministre de la Promotion de la Jeunesse a rassuré les autorités préfectorales, locales et les chefs de villages du District de Sassandra-Marahoué « qu’au bout de 6 à 9 mois », les nouveaux pensionnaires dudit centre subiront une transformation qui leur permettra de renouer avec la société. Avec à la clé, une insertion dans le tissu socio-professionnel.
« (…) Les jeunes qui sont dans nos villages et qui ne respectent plus l’autorité, je vous promets qu’au bout de 6 à 9 mois, seront complètement transformés comme c’est le cas pour de nombreux jeunes », a rassuré Touré Mamadou en présence du Premier Ministre, Robert Beugré Mambé qui a procédé à l’inauguration dudit nouveau Centre de service civique.
Pour le ministre de la Promotion de la Jeunesse, « ces dispositifs répondent à un objectif très clair. Les centres de services civiques viennent aider le Gouvernement à apporter une réponse concrète, à adresser la problématique qui se pose à ces jeunes vulnérables, à les resocialiser et à en faire des hommes nouveaux ».
Construit à Toroguhé, un village de Daloa, pour un coût global de 1,5 milliard FCFA, ce centre pour jeunes désœuvrés et en situation de vulnérabilité couvre tout le district du Sassandra-Marahoué. Il s’étend sur 5 hectares, dont 3,6 hectares construits, et 1,4 hectare réservé aux champs-écoles. Il est spécifiquement dédié aux « jeunes ivoiriens âgés de 16 à 35 ans, analphabètes ou en échec scolaire, sans diplôme ni qualification, parfois porteurs de violences ou d’addictions ».
Les pensionnaires y seront installés « en mode internat pendant 6 mois, avec une prise en charge médico-psycho-sociale ». Ils bénéficieront d’une « formation civique et citoyenne, avec un encadrement à la discipline de type militaire ». Ils bénéficieront également d’une « formation professionnelle dans divers métiers, notamment la maçonnerie, la plomberie, l’électricité bâtiment, l’agropastoral, la peinture, le carrelage, la couture, l’esthétique-coiffure, la cuisine-pâtisserie, etc. » Au terme de leur séjour, les jeunes seront orientés vers un stage ou un emploi, auprès de maîtres artisans ou en entreprises, avec l’appui de l’Agence Emploi Jeunes.
Touré Mamadou a souligné, à cet effet, que « dans le dispositif », son ministère travaille avec le « ministère de l’enseignement technique à sortir des modules de formation de sorte que tout jeune qui rentre dans un centre de service civique, en sorte avec un métier et est prêt à être sur le marché du travail ».
Il a rappelé que le Gouvernement de Côte d’Ivoire, après la réactivation en 2016 du service civique avec la mise en place de l’Office du Service Civique National (OSCN), a décidé en juillet 2021, de franchir une nouvelle étape dans sa politique d’encadrement et d’insertion des jeunes vulnérables à travers le passage à échelle du service civique. Cette stratégie ambitieuse vise la construction, dans chacun des 14 districts autonomes du pays, d’un Centre de Service Civique (CSC) de grande capacité. Chaque centre pourra accueillir 1 000 jeunes par an, répartis en deux cohortes de 500 bénéficiaires. Ces infrastructures modernes viendront compléter les 05 centres déjà opérationnels et offrir une réponse structurée, adaptée et durable à la prise en charge des jeunes en rupture sociale.
Le ministre de la Promotion de la Jeunesse, a indiqué que « la BAOD vient de décaisser près de 21 milliards FCFA pour la construction de 10 autres centres de services civique et très bientôt, les travaux vont démarrer ». « Sur la période 2026-2030, ce sont 17 nouveaux centres de service civique qui seront construits parce que les districts sont vastes et, il faut arriver à construire un centre de service civique dans chaque région, en plus des 14 centres qui sont en construction. D’ici les 5 prochaines années, c’est 17 autres centres qui seront construits de sorte que par an, on ait un effectif de près de 31 000 jeunes qui soient traités à terme », a souligné Touré Mamadou avant de relever qu’à ce jour, « un peu plus de 55 000 jeunes ont été traités dans les différents centres » déjà opérationnels.
La Rédaction