‘‘L’ancien député de Tiassalé dit répondre présent même s’il ignore les raisons de sa convocation’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Abidjan, 21 avril 2026 – L’ancien député et maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko Antoine, également président du mouvement politique Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), a été convoqué pour ce mercredi 22 avril, à la préfecture de police d’Abidjan sur instructions du procureur de la République, selon un communiqué de sa formation politique.
Une convocation confirmée par son mouvement
Dans une note datée du 20 avril et signée à Yamoussoukro, le secrétaire exécutif de l’ADCI, Roger Youan, précise que la convocation a été adressée à Assalé Tiémoko en sa qualité de président du mouvement.
Le texte indique que le responsable politique « répondra à cette convocation accompagné de son Conseil, conformément aux instructions du procureur de la République », tout en affirmant sa volonté de respecter les procédures judiciaires.
Le mouvement politique a par ailleurs appelé ses militants à maintenir leur mobilisation en vue de la rentrée politique prévue le 2 mai 2026 à Tiassalé, tout en exprimant son soutien à son président et en annonçant un suivi de la procédure en lien avec ses avocats.
Réaction de l’intéressé
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Assalé Tiémoko a confirmé avoir reçu la convocation, précisant qu’il se présenterait mercredi à 10h00 à la préfecture de police d’Abidjan.
« J’y répondrai à une convocation qui m’est personnellement adressée », a-t-il écrit, indiquant que le document avait été déposé la veille au soir à la permanence de son mouvement.
L’ancien élu dit toutefois ignorer les motifs de cette convocation et s’interroge sur son issue. « À l’issue de l’audition, retournerai-je en prison ou rentrerai-je chez moi ? », a-t-il écrit, affirmant ne pas disposer d’informations officielles sur les raisons de cette procédure.
Une affaire suivie de près
Aucune précision officielle n’a pour l’heure été donnée par les autorités judiciaires sur le cadre exact de cette convocation.
L’affaire intervient dans un contexte politique marqué par une activité accrue des mouvements d’opposition et de nouvelles dynamiques de mobilisation à l’approche de rendez-vous politiques annoncés par plusieurs formations.