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Côte d’Ivoire | Procès de l’attaque de Kafolo

Après l’ouverture des plaidoiries, la défense plaide des acquittements massifs

Côte d’Ivoire | Procès de l’attaque de Kafolo
‘‘Selon la défense, plusieurs accusés seraient poursuivis en raison de leurs relations familiales ou sociales’’

Par Sofiane Lorofolo Amine

Abidjan, 20 avril 2026 – Les plaidoiries de la défense se sont ouvertes lundi devant le tribunal criminel d’Abidjan dans le procès de l’attaque de Kafolo, survenue en juin 2020 dans le nord du pays, et qui avait coûté la vie à 14 soldats ivoiriens.

Une défense offensive face aux réquisitions du parquet

Après les réquisitions du ministère public, qui a notamment demandé la réclusion criminelle à perpétuité contre cinq accusés présentés comme les auteurs directs, la défense a adopté une ligne résolument offensive. L’avocat commis d’office des 45 prévenus, Me Mouhamed Lamine Koné, a sollicité l’acquittement de la majorité d’entre eux, estimant que les charges reposent, pour certains, sur des liens indirects ou insuffisamment étayés.

Selon la défense, plusieurs accusés seraient poursuivis en raison de leurs relations familiales ou sociales avec des individus soupçonnés d’implication, sans preuve tangible de participation aux faits.

Des qualifications pénales contestées

Pour une partie des prévenus, soupçonnés d’avoir apporté un soutien logistique aux assaillants, la défense demande une requalification des faits. Elle estime que les éléments du dossier ne permettent pas de retenir des accusations de terrorisme, plaidant plutôt pour des infractions de droit commun.

Les avocats mettent en avant l’absence, selon eux, de preuves matérielles établissant une implication directe dans l’attaque menée contre le poste de contrôle de Kafolo, à la frontière avec le Burkina Faso.

Des circonstances atténuantes invoquées

Concernant les accusés ayant reconnu les faits, la défense appelle à la clémence du tribunal. Elle évoque des profils vulnérables, susceptibles d’avoir été influencés ou manipulés, et plaide en faveur de peines réduites permettant leur réinsertion.

L’attaque, revendiquée à l’époque par la Katiba Macina, affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), avait été menée par un commando d’une trentaine d’hommes.

Verdict attendu

Au total, 45 personnes comparaissent dans ce dossier emblématique de la lutte contre le terrorisme en Côte d’Ivoire. Le verdict est attendu le 27 avril, au terme de plusieurs mois d’audience consacrés à l’examen des responsabilités individuelles dans cette attaque.

Ce procès intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités ivoiriennes face à la menace jihadiste dans les zones frontalières du nord du pays.

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