‘‘La vision du ministre Mamadou Touré : transformer le potentiel démographique en moteur économique’’
Une analyse de Dahn Habib Sénamblé
L’insertion socioprofessionnelle des jeunes s’impose aujourd’hui comme l’un des plus grands défis de la Côte d’Ivoire. Avec une population jeune représentant près de 75 % des habitants, l’enjeu dépasse la simple création d’emplois : il touche à la cohésion sociale, à la stabilité politique et à la compétitivité économique du pays.
Dans cette équation complexe, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, Mamadou Touré, occupe un rôle central, devenant progressivement l’un des architectes de la stratégie nationale en matière d’emploi-jeunes.
Un défi massif : un marché du travail sous pression
La dynamique démographique ivoirienne crée chaque année une arrivée massive de jeunes sur le marché du travail. Plus de 300 000 nouveaux demandeurs d’emploi s’y présentent annuellement, alors que l’économie, malgré des performances robustes, n’absorbe pas encore tous ces entrants.
Cette tension structurelle explique le recours à des dispositifs publics complémentaires comme : « les programmes d’immersion professionnelle, les stages d’apprentissage, les formations qualifiantes, et la reconversion professionnelle ».
Ces mécanismes sont devenus essentiels pour éviter la formation d’un « stock » de jeunes diplômés en inactivité, qui pourrait alimenter frustrations sociales et précarité économique.
Mamadou Touré : une stratégie articulée autour de l’employabilité
Depuis plusieurs années, Mamadou Touré pilote une transformation progressive mais profonde de la politique emploi-jeunes, articulée autour de trois axes majeurs :
L’harmonisation et la professionnalisation des stages : L’annonce d’une indemnité minimale de 75 000 FCFA dès 2026, alignée sur le SMIG, constitue un marqueur fort.
Elle répond à deux priorités : « mettre fin aux disparités entre entreprises, redonner de la dignité aux stages, longtemps considérés comme informels et sous-rémunérés ».
Cette mesure renforce l’attractivité des programmes publics et améliore les conditions de vie des jeunes bénéficiaires.
La massification des programmes d’immersion : Avec plus de 152 000 jeunes ciblés en 2026, dont 100 000 en immersion, le PNSAR change d’échelle.
Cette montée en puissance traduit la volonté du ministre de faire de l’expérience professionnelle le principal levier d’entrée dans l’emploi, dans un contexte où de nombreuses entreprises réclament un « minimum d’expérience » même pour des postes débutants.
Des incitations économiques pour les entreprises : Les crédits d’impôt accordés aux entreprises partenaires matérialisent une approche pragmatique : le secteur privé est reconnu comme acteur central de l’insertion.
Mamadou Touré a ainsi progressivement construit une alliance tripartite entre : « l’État, l’Agence Emploi Jeunes, et les entreprises publiques et privées ».
Cette coopération a permis en 2025 l’accueil de près de 3 000 structures, signe d’un élargissement significatif du réseau d’opérateurs.
Une vision : transformer le potentiel démographique en moteur économique
L’approche de Mamadou Touré repose sur une conviction : la jeunesse n’est pas un problème à gérer, mais une force à organiser.
En ce sens, sa stratégie vise à : « créer un vivier de compétences prêtes à l’emploi, réduire la dépendance à l’informel, et positionner la jeunesse comme moteur de croissance ».
Cette vision s’inscrit dans une logique plus large d’émergence économique et de transformation structurelle du pays.
Un bilan tangible mais des défis persistants
Le PNSAR 2025 affiche un taux de réalisation de 81,2 %, avec plus de 83 000 jeunes mis en activité.
Ces résultats démontrent l’efficacité du dispositif, mais ne doivent pas occulter les défis : « la création d’emplois durables dans le secteur privé, la qualité des formations, l’adéquation compétences-emplois, la soutenabilité budgétaire des programmes de masse ».
Pour y répondre, le ministère devra poursuivre ses efforts d’innovation et renforcer les partenariats avec les acteurs économiques, notamment dans les secteurs porteurs (numérique, BTP, agriculture moderne, services).
Un leadership renforcé pour Mamadou Touré
À travers ces réformes, Mamadou Touré s’impose comme l’un des visages les plus visibles du gouvernement sur les questions d’emploi et de jeunesse.
Sa capacité à fédérer partenaires privés, institutions internationales et opérateurs publics le place aujourd’hui comme un pivot dans la lutte contre le chômage des jeunes.
En mettant l’accent sur la formation, l’insertion et l’innovation, il façonne un modèle ivoirien d’employabilité fondé sur : « la dignité professionnelle, l’efficacité opérationnelle, et la solidarité intergénérationnelle ».
Dans un pays où la jeunesse représente l’avenir économique et politique, la bataille de l’emploi constitue un enjeu de souveraineté nationale.
En renforçant les dispositifs d’insertion et en professionnalisant les parcours des jeunes, Mamadou Touré occupe aujourd’hui une position stratégique, incarnant la volonté de l’État d’investir massivement dans son capital humain.
L’année 2026, avec ses 152 000 bénéficiaires ciblés, constitue une volonté majeure de confirmer la solidité et l’efficacité du modèle porté par le ministre.