‘‘Les collectivités territoriales au cœur de la stratégie gouvernementale’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, le 4 mai 2026 – Le gouvernement ivoirien a procédé à une évaluation du dispositif de maîtrise d’ouvrage déléguée aux collectivités territoriales, utilisé dans la mise en œuvre des programmes d’insertion des jeunes, a indiqué lundi le ministre de la Promotion de la jeunesse, Mamadou Touré.
Un mécanisme de décentralisation de l’insertion
Mis en place pour rapprocher les politiques d’emploi des réalités locales, ce dispositif permet aux régions de piloter une partie des programmes d’insertion professionnelle. Selon le ministre, cette rencontre vise à faire le point sur les résultats obtenus et à identifier les ajustements nécessaires pour accélérer l’atteinte des objectifs.
« Il est important de dresser un bilan et de voir ensemble les leviers pour aller plus vite », a déclaré Mamadou Touré, alors que plusieurs programmes arrivent à échéance, dont le PEJEDEC d’ici fin 2026 et le C2D Emploi en 2027.
Plus de 100 000 jeunes ciblés
La phase de généralisation du dispositif vise environ 100 200 bénéficiaires pour un montant global estimé à 45,8 milliards de FCFA. Les autorités mettent en avant une montée en puissance progressive du mécanisme, avec des résultats jugés encourageants.
Une phase pilote menée dans dix régions a permis d’accompagner 9 200 jeunes, pour un financement de 6,2 milliards de FCFA. Une deuxième phase a concerné 15 459 bénéficiaires, pour un coût de 8,5 milliards de FCFA.
Un modèle appelé à être consolidé
Pour le président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), Eugène Aka Aouélé, ce dispositif représente un levier important pour la décentralisation et l’emploi des jeunes. Il a appelé à en faire un modèle « crédible, finançable et durable » au niveau national.
L’ARDCI estime que cette approche pourrait contribuer à un transfert progressif des compétences et des ressources vers les collectivités territoriales, dans une logique de développement local renforcé.
Les autorités insistent désormais sur la nécessité de consolider les acquis et d’assurer la pérennisation du dispositif, dans un contexte de forte demande sociale en matière d’emploi des jeunes.