La Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) a réaffirmé son soutien aux actions du Front commun (PDCI-RDA – PPA-CI), tout en invitant l’opposition toute entière à s’unir pour mener à bien le combat de lutte contre « l’exclusion » et pour des « réformes électorales susceptibles de garantir des élections inclusives, libres, justes, transparentes et apaisées ».
« La CAP-CI est solidaire du Front commun dans son combat et invite toute l’opposition ainsi que tous les citoyens ivoiriens à s’unir pour dire ‘‘non’’ aux injustices, à l’exclusion et à l’instrumentalisation de nos institutions. En conformité avec son objet, la CAP-CI réaffirme son engagement à organiser l’unité d’actions des partis politiques de l’opposition en faveur des réformes électorales susceptibles de garantir des élections inclusives, libres, justes, transparentes et apaisées », a indiqué ce vendredi 26 septembre 2025, Mme Danielle Boni Claverie, dans une déclaration, à l’issue d’une rencontre de la CAP-CI.
La nouvelle porte-parole principale de ce mouvement a appelé l’ensemble des forces politiques, sociales et citoyennes à « rester mobilisées et unies afin que la volonté du peuple souverain prévale ». Rappelant que « la démocratie ne saurait être la confiscation du pouvoir par l’arbitraire et qu’elle doit, en outre, être fondée sur l’inclusion, le dialogue et le respect des lois et des règles ».
Mme boni Claverie a rappelé l’ensemble des actions précédemment initiées par l’opposition dans son entièreté en vue d’obtenir du Gouvernement la tenue d’un dialogue en prélude à l’élection présidentielle du 25 octobre prochain. Lesquelles actions sont restées vaines étant donné que le Président de la République n’a donné aucune suite à leur requête.
« Depuis sa sortie officielle, le 10 mars 2025, la CAP-CI a entrepris plusieurs démarches dans des courriers au Chef de l’Etat, une demande d’audience au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité et des tournées de sensibilisations afin de demander l’ouverture d’un dialogue politique avec le Gouvernement et surtout, entre le Gouvernement et les partis politiques de l’opposition, les organisations de la société civile en vue d’engager les réformes permettant d’avoir des élections justes, transparentes, inclusives pour éviter à notre pays les tourments des scrutins précédents. Malheureusement, le Gouvernement de la Côte d’Ivoire a choisi d’ignorer nos différents appels », a-t-elle rappelé.
Pis, elle souligné « l’indignation » de la CAP-CI quant à « la décision du Conseil Constitutionnel d’exclure du processus électoral en cours, des candidats majeurs de l’opposition dont des membres de la CAP-CI, à savoir le ministre Cheick Tidjane Thiam du PDCI-RDA, le premier ministre Affi N’Guessan du FPI et le président Laurent Gbagbo du PPA-CI ». Quand bien même ces personnalités exclues ont toutes, contesté l’invalidation de leur candidature.
Selon elle, cette la décision du Conseil Constitutionnel et le refus du dialogue politique, loin de renforcer notre démocratie, portent gravement atteinte au droit de chaque citoyen de choisir librement ses dirigeants. Aussi, cela mettrait, a-t-elle insisté, « un doute légitime sur la transparence du scrutin du 25 octobre prochain », provoque « une injustice manifeste et installe un climat de frustration et de division dans notre pays », avec en prime, « une remise en cause de la crédibilité des institutions censées garantir les principes de l’Etat de droit ». D’autant plus qu’à en croire la nouvelle porte-parole de la CAP-CI, « le Président sortant dont le 3e mandat, largement contesté en 2020, a vu son dossier validé pour une 4e candidature, ceci au mépris de notre Constitution, notamment de l’article 55 qui consacre le principe de la limitation des mandats présidentiels à deux (2) mandats ».
La Rédaction