Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, le 12 novembre 2025 — Le Gouvernement ivoirien a adopté, en Conseil des ministres, un décret portant ratification de l’accord international sur le café de 2022, adopté le 9 juin 2022 à Londres (Royaume-Uni).
Cet accord, le huitième du genre depuis la création de l’Organisation internationale du café (OIC), vise à renforcer le secteur mondial du café et à promouvoir son développement durable sur les plans économique, social et environnemental.
Cette ratification, intervenue après l’autorisation du Parlement en date du 11 juin 2025, témoigne de l’engagement de la Côte d’Ivoire à consolider sa position de pays producteur et exportateur majeur de café sur la scène internationale, a relevé le ministre Amadou Coulibaly, porte-parole du Gouvernement.
Un cadre pour un commerce plus équitable et durable
L’accord de 2022 introduit de nouveaux mécanismes de gouvernance et d’inclusion des acteurs du secteur. Il prévoit notamment une meilleure transparence des marchés, un renforcement des capacités des producteurs, ainsi qu’une promotion du commerce équitable et de la résilience climatique.
Pour la Côte d’Ivoire, ce texte constitue une opportunité d’accompagner la relance du café ivoirien, dont la production, en nette progression depuis quelques années, reste encore en deçà des volumes atteints dans les décennies passées.
Une adhésion à une dynamique mondiale
En ratifiant cet accord, la Côte d’Ivoire rejoint la dynamique des États membres de l’OIC engagés à bâtir une filière café mondiale plus juste, transparente et respectueuse de l’environnement.
Le gouvernement ivoirien entend, par cette décision, soutenir les efforts de transformation locale, améliorer la rémunération des producteurs et accroître la valeur ajoutée nationale dans une filière emblématique de l’économie agricole.
Sur la période allant d’octobre 2024 à juin 2025, la production déclarée a atteint 1 578 743 tonnes contre 1 528 943 tonnes un an plus tôt, soit une hausse de 3,26 %. Le prix d’achat bord champ du café a été fixé à 1 700 FCFA le kilogramme pour la campagne 2025-2026, un record jamais atteint depuis les années 60.