‘‘ SAGEC pointe une situation qu’il estime devenue structurelle depuis 2022’’
Par Idress Abkar
Bouaké (Centre ivoirien), le 12 avril 2026 – Le Syndicat autonome pour garantir l’épanouissement des enseignants-chercheurs et chercheurs (SAGEC) a dénoncé, dans une déclaration rendue publique, une gestion jugée « défaillante et opaque » des universités publiques ivoiriennes, marquée selon lui par des retards récurrents dans le paiement des salaires et des primes.
Des retards de paiement jugés « systémiques »
Le SAGEC pointe une situation qu’il estime devenue structurelle depuis 2022, évoquant notamment des retards dans le paiement des salaires, des primes de recherche, des rappels liés aux promotions du CAMES, ainsi que des droits des nouvelles recrues.
Le syndicat dénonce également ce qu’il qualifie d’opacité dans la gestion des ressources financières et un manque de rigueur dans certains établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche.
Des responsables universitaires mis en cause
Dans sa déclaration, l’organisation syndicale met en cause la responsabilité des présidents d’universités, des directeurs d’instituts et de centres de recherche, ainsi que des responsables administratifs et financiers.
Elle dénonce des pratiques de gestion jugées « irrégulières » et appelle à une meilleure transparence dans l’utilisation des fonds publics.
Revendications et exigences de réforme
Le SAGEC exige le paiement immédiat de l’ensemble des primes et arriérés dus aux enseignants-chercheurs, ainsi que la clarification de la gestion financière dans les universités publiques.
Le syndicat réclame également une reprise du processus électoral des présidents d’universités, estimant que le mode actuel de désignation contribue à des dysfonctionnements dans la gouvernance.
Vers des actions sur le terrain
Face à l’absence de réponses jugées satisfaisantes, le SAGEC annonce l’organisation de meetings éclatés dans les universités du pays. La première étape est prévue le 22 avril 2026 à Bouaké, à l’université Alassane Ouattara, avec un rassemblement annoncé à partir de 10 heures.
Le syndicat prévient qu’il pourrait engager d’autres actions syndicales légales si ses revendications ne sont pas prises en compte, notamment l’adoption effective d’un statut particulier pour les enseignants-chercheurs, qu’il présente comme une revendication centrale du secteur.