Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, 7 novembre 2025 — À l’occasion du Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement en prélude à la COP30, la Côte d’Ivoire a de nouveau marqué sa présence sur la scène climatique internationale.
À Belém, au Brésil, le ministre des Affaires étrangères, Léon Kacou Adom, chef de la délégation ivoirienne, a rappelé la vision du président Alassane Ouattara : faire du pays un acteur clé de la transition écologique sur le continent.
« La Côte d'Ivoire est le premier pays africain à avoir soumis son premier Rapport biennal de transparence et adopté une stratégie nationale sur les pertes et préjudices », a déclaré Léon Kacou Adom, entouré du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Assahoré Konan Jacques.
Une stratégie nationale ambitieuse
Le ministre a mis en avant les réformes structurelles engagées : une Loi nationale sur les changements climatiques, la création du Bureau du Marché Carbone et de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiques.
Des instruments qui positionnent le pays comme précurseur en matière de gouvernance environnementale sur le continent africain.
Le défi du financement climatique
La délégation ivoirienne a également plaidé pour un accès plus équitable et transparent aux financements climat. « Les pays africains ont besoin de ressources prévisibles et accessibles pour atteindre leurs objectifs climatiques », a insisté Léon Kacou Adom.
Une décennie après l’Accord de Paris
Cette 30ᵉ édition de la Conférence des Nations unies sur le climat marque aussi le 10ᵉ anniversaire de l’Accord de Paris, adopté en 2015. La Côte d’Ivoire y participe en bon élève : le pays a soumis, le 29 octobre 2025, ses nouvelles Contributions Déterminées au niveau National (CDN), visant une réduction de 33,07 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035.
Un sommet tourné vers l’action
Les débats du Sommet, qui s’achèvent ce 7 novembre, annoncent les grandes orientations des négociations officielles qui s’ouvriront le 10 novembre. Financement climatique, transition énergétique, protection des forêts et coopération internationale figurent au cœur des priorités.
La Côte d’Ivoire, forte de ses engagements et de ses réformes, compte bien peser dans les discussions et consolider son rôle de leader africain dans la diplomatie climatique.