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Politique

Crise électorale| Après les affrontements meurtriers à Nahio

Blé Goudé apporte sa compassion aux victimes tout en appelant à la tolérance et à la cohésion

Crise électorale| Après les affrontements meurtriers à Nahio

Par Dahn Habib Sénamblé

En visite à Nahio, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire, l’ancien ministre et président du COJEP, Charles Blé Goudé, s’est rendu ce vendredi 31 octobre auprès des victimes des récents affrontements intercommunautaires.

Il est venu apporter sa compassion à travers des dons de vivres et de non-vivres, mais surtout pour lancer un appel à la paix, à la tolérance et à la cohésion sociale.

« On ne peut pas mourir pour la politique »

Face aux populations meurtries, Charles Blé Goudé a tenu un discours empreint d’émotion et de fermeté : « Il y en a qui sont en conflit avec la vérité. Il faut qu’on fasse asseoir les communautés Béthé et Malinké pour régler les problèmes à la racine, afin que la cohésion revienne », a-t-il déclaré.

Évoquant les violences qui ont coûté la vie à plusieurs personnes, l’ancien leader de la jeunesse patriotique a appelé à un dialogue franc et inclusif entre les communautés.

« On ne peut pas mourir pour la politique. La politique est faite pour donner la vie, pour améliorer la vie, pas pour l’arracher de façon brutale », a-t-il insisté, dénonçant la banalisation de la violence à l’approche des élections.

Des armes qui interrogent

Charles Blé Goudé a également soulevé la question de la circulation d’armes légères dans certaines localités : « Ces armes-là sont quittées où ? Qui les détient, d’où viennent-elles ? C’est une question qui me tient à cœur », a-t-il martelé, appelant les autorités à mener des enquêtes approfondies pour prévenir d’autres drames.

Selon lui, la multiplication des tensions locales traduit un malaise plus profond que la seule rivalité politique : un déficit de confiance et de dialogue entre communautés.

Une tragédie qui appelle à la responsabilité

Le président du COJEP a notamment évoqué le cas d’une jeune fille venue en vacances au village et tuée lors des affrontements. « Elle a fui les difficultés d’Abidjan et c’est ici qu’elle a trouvé la mort », a-t-il déploré. « Le médecin a pu sauver la mère blessée, mais pas la fille. Tout cela, pour une élection. »

Un drame qui, selon lui, doit servir d’électrochoc collectif : « La Côte d’Ivoire a trop souffert. Nous devons apprendre à faire la politique autrement, à nous parler, à pardonner, à vivre ensemble malgré nos différences. »

Un appel à un sursaut national

Depuis son retour en Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé multiplie les déplacements à l’intérieur du pays, prônant le dialogue et la réconciliation.

À Nahio, son message a résonné comme un avertissement et un espoir : celui d’un acteur politique qui veut prévenir la répétition du passé, et rappeler que la paix n’est pas une option, mais une responsabilité partagée.


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