‘‘TOURACO 2026 s’inscrit dans une logique de renforcement de l’interopérabilité entre les deux armées’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, 22 avril 2026 – L’exercice militaire conjoint TOURACO 2026, mené par les Forces armées ivoiriennes et les armées françaises, se poursuit avec des démonstrations destinées à illustrer les capacités opérationnelles des deux partenaires dans un contexte sécuritaire régional tendu.
Une journée de démonstrations pour les autorités
La journée du 21 avril, marquée par un « VIP Day », s’est tenue en présence du chef d’état-major général des armées ivoiriennes, le général Lassina Doumbia, et de son homologue français, le général Jérôme Bellanger.
Les autorités ont assisté à des manœuvres à la Base aérienne d’Abidjan et à la Base aérienne de Bouaké, mettant en scène des opérations combinées air-sol.
Plusieurs hauts responsables militaires ivoiriens étaient également présents, dont le général de division Ali Justin et le général de division aérienne Koffi N’Guessan Alfred.
Renforcer les capacités opérationnelles
L’exercice mobilise près de 200 militaires ivoiriens et français. Il vise à tester et améliorer la capacité des forces à planifier et conduire des opérations aéroterrestres complexes.
Au-delà des aspects tactiques, TOURACO 2026 s’inscrit dans une logique de renforcement de l’interopérabilité entre les deux armées, un enjeu clé dans la gestion des crises contemporaines.
Un contexte sécuritaire sous pression
Ces manœuvres interviennent dans un environnement régional marqué par la multiplication des attaques jihadistes en Afrique de l’Ouest. Dans ce contexte, les armées cherchent à adapter leurs dispositifs et à améliorer leur réactivité face aux menaces asymétriques.
L’exercice contribue également à la montée en puissance de l’armée de l’air ivoirienne, notamment à travers le développement de ses capacités humaines et logistiques.
Un partenariat stratégique consolidé
Prévu pour s’achever le 15 mai, TOURACO 2026 illustre la coopération militaire entre Côte d’Ivoire et France.
Les deux pays mettent en avant un partenariat fondé sur le partage d’expérience et la convergence des enjeux sécuritaires, avec pour objectif affiché le renforcement de la stabilité dans la sous-région.