Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a dénoncé, ce lundi, l’arrestation de Kouassi Yao, vice-président du parti et conseiller spécial de son président, Tidjane Thiam. L’ancien secrétaire général de la Présidence de la République a été interpellé à son domicile, placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison d’Abidjan, a annoncé le parti dans un communiqué consulté par ivorian-vox.net ce 27 octobre 2025.
Âgé de 78 ans, Kouassi Yao est une figure connue de la haute administration ivoirienne et du PDCI-RDA. Pour le parti fondé par Félix Houphouët-Boigny, son arrestation est jugée « injustifiée » et « contraire aux bons usages de la tradition africaine », surtout au regard de son âge et de son parcours au service de l’État.
Dans son communiqué, le parti d’opposition se dit « surpris et peiné » par cette interpellation, qu’il considère comme un acte à motivation politique.
« Le PDCI-RDA n’ose pas croire que l’incarcération de M. Kouassi Yao, un ancien haut cadre de la République aujourd’hui à la retraite, est liée à son engagement pour une élection présidentielle démocratique et inclusive », affirme le texte signé du porte-parole adjoint du parti, Simon Doho.
Cette arrestation survient dans un contexte de fortes tensions politiques, alors que l’opposition critique ouvertement la perspective d’un quatrième mandat du président sortant Alassane Ouattara, qualifié par plusieurs responsables du PDCI-RDA de « violation des dispositions constitutionnelles ».
Le PDCI-RDA exige la libération immédiate de Kouassi Yao et de toutes les personnes arrêtées pour leurs opinions politiques ou pour avoir manifesté. Le parti rappelle que le droit de manifester pacifiquement est garanti par la Constitution ivoirienne et par les conventions internationales ratifiées par la Côte d’Ivoire. « Nous appelons le gouvernement à mettre fin à ces arrestations arbitraires et à respecter les libertés fondamentales », insiste Simon Doho, estimant que « la démocratie ivoirienne ne peut prospérer dans un climat de peur et d’intimidation ».
Au-delà du cas personnel de Kouassi Yao, cette affaire ravive au sein du PDCI-RDA le sentiment d’une dérive autoritaire et la conviction qu’une partie de l’opposition est visée pour affaiblir le débat politique à l’approche de la nouvelle mandature présidentielle.
Le parti réaffirme son attachement à la paix, à la démocratie et au dialogue républicain, et promet de poursuivre son combat politique « dans la fidélité à l’héritage de Félix Houphouët-Boigny ».
« Le PDCI-RDA ne faillira jamais dans sa mission de restaurer la démocratie en Côte d’Ivoire pour le bonheur des Ivoiriens », conclut le communiqué.
La Rédaction