‘‘Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a ouvert le salon au nom du vice-premier ministre, ministre de la Défense’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, 16 avril 2026 – La Côte d’Ivoire veut accélérer sa montée en puissance dans les technologies de défense et d’innovation. À Abidjan, la deuxième édition du Salon international de l’intelligence artificielle, de la défense et de l’espace (SIADE) a réuni autorités, experts et partenaires autour des enjeux de souveraineté technologique.
Placée sous le haut patronage du ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, et représentée à l’ouverture par le ministre de l’Intérieur Vagondo Diomandé, la rencontre s’est tenue autour du thème : « Quelle stratégie pour une souveraineté en Afrique à l’horizon 2030 ? ».
L’intelligence artificielle au cœur des enjeux sécuritaires
Dès l’ouverture, le ton a été donné avec la projection d’une œuvre audiovisuelle réalisée à partir de technologies d’intelligence artificielle, illustrant le rôle croissant du numérique dans les stratégies de défense.
Pendant deux jours, panels et démonstrations ont permis de mettre en lumière des outils technologiques de pointe, témoignant de l’intérêt croissant des États africains pour ces innovations, dans un contexte sécuritaire régional marqué par des menaces évolutives.
Des partenariats pour structurer un écosystème technologique
Le SIADE 2026 a également été marqué par la signature de plusieurs accords stratégiques, notamment avec l’Université de Montpellier et l’Université Péléforo Gon Coulibaly.
Ces partenariats public-privé visent à renforcer la formation et la recherche dans les domaines des technologies avancées, tout en accompagnant des projets structurants, dont le développement d’un nanosatellite.
Vers une souveraineté technologique africaine
Pour les autorités ivoiriennes, ces initiatives traduisent une ambition claire : bâtir un écosystème technologique compétitif, capable de répondre aux enjeux de sécurité et de développement.
Au-delà du cadre national, le SIADE se positionne comme une plateforme d’échanges à l’échelle continentale, dans un contexte où la maîtrise des technologies critiques devient un élément clé de la souveraineté des États africains.