Candidate du Mouvement des Générations Capables (MGC) à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, Simone Ehivet Épouse Gbagbo a exposé ce lundi 20 octobre à Abidjan son programme économique devant les membres de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI). L’ancienne Première Dame a plaidé pour un partenariat stratégique et durable entre l’État et le secteur privé, fondé sur la transparence et la justice fiscale.
« Il est urgent de repenser notre modèle de croissance. Mon ambition, c’est de faire du patronat un partenaire stratégique de l’État », a déclaré Mme Gbagbo, précisant qu’elle s’engageait à « nouer un pacte économique fort » avec les entreprises ivoiriennes.
Selon la présidente du MGC, cette alliance passera par une réforme en profondeur du système fiscal dès le début de son mandat. L’objectif : alléger la pression sur les entreprises tout en favorisant la croissance et la création d’emplois.
« Nous devons rendre la fiscalité plus juste et encourager les investissements productifs, notamment dans les secteurs de la transformation locale et de la transition énergétique », a-t-elle souligné.
Fervente défenseure du développement endogène, Simone Gbagbo a promis de faire du “Made in Côte d’Ivoire” une priorité nationale, afin de hisser le pays parmi les cinq économies les plus attractives d’Afrique à l’horizon 2030. Pour soutenir cette ambition, elle a annoncé la création d’un Fonds national de garantie et d’innovation destiné aux PME-PMI, ainsi qu’un Fonds souverain de développement industriel.
La candidate du MGC a par ailleurs fait de la lutte contre la corruption un axe majeur de son projet de société.
« La corruption est un frein à la compétitivité et à la justice économique », a-t-elle déclaré, avant d’annoncer la création d’une Haute Autorité nationale de transparence et d’éthique publique. Cette institution, selon elle, sera appuyée par une plateforme anonyme de dénonciation pour permettre aux citoyens et aux entreprises de signaler les pratiques illicites.
Pour Simone Gbagbo, la relance économique ne sera possible qu’à travers une relation de confiance renouvelée entre les acteurs publics et privés. « Ce qu’il nous faut, c’est un pacte de confiance entre l’État et le secteur privé. Nous avons besoin d’un patronat responsable et innovant. Le temps du renouveau économique est arrivé », a-t-elle conclu, sous les applaudissements des chefs d’entreprise.
La Rédaction