Lire, se lire et être lu....

Politique

Interdiction de marche| Après la dispersion de leurs militants

Des cadres des partis PDCI et PPA-CI dénoncent le fait d’être sous surveillance policière

Interdiction de marche| Après la dispersion de leurs militants

Des cadres du « front commun », coalition formée par le PPA-CI et PDCI, ont dénoncé le fait d’être sous surveillance policière depuis quelques jours, estimant que cela va à l’encontre même des droits de libertés individuelles. Ils disent ne pas comprendre les raisons d’un déploiement des forces de police autour de leur résidence ces derniers jours.

Même si à ce jour, aucun des leaders de cette frange de l’opposition n’a l’objet d’arrestation, toujours est-il qu’un en un dispositif sécuritaire a été déployé, à en croire le front commun, autour des maisons de certains d’entre eux. C’est le cas de Justin Koné Katinan, président du Conseil stratégique et politique du Parti des peuples africains Côte d'Ivoire (PPA-CI). Une source proche de l’homme rassure toutefois que qu’il « est ailleurs en sécurité ».

Idem pour le coordinateur du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) Noel Akossi Bendjo. Dans un récent communiqué, le PPA-CI a dénoncé « une attaque violente » de son domicile, estimant que cet acte constitue « de graves atteintes aux libertés fondamentales ».

Même colère pour le leader du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, qui joint au téléphone par un confrère, a souligné la présence dimanche dans la nuit, de dizaines d’éléments des forces de sécurité qui ont encerclé son domicile, établissant un lien avec sa dernière sortie publique contre l’arrêté préfectoral publié vendredi. Toutefois, il a affirmé que « Les policiers sont partis vers minuit sans rien dire ».

On se rappelle que le front commun avait appelé à une marche le samedi 11 octobre. Laquelle marche, estiment les autorités, viole l’arrêté préfectoral et la décision du Conseil national de sécurité, interdisant toute marche sur le territoire national, bien entendu, en dehors des activité politiques en lien avec la campagne présidentielle ouverte le vendredi 10 octobre dernier. Cette marche projetée avait fait l’objet de plusieurs interpellations, 710 personnes à ce jour, selon les dernières estimations du ministère de l’Intérieur. Et depuis, des leaders de ces deux formations politiques affirment être placés sous surveillance policière.

La Rédaction

Partager cet article

Slogan : Lire, se lire et être lu....

© www.infos-plurielles.net. Tous droits réservés.