Le candidat du Congrès Démocratique (CODE) Jean-Louis Billon, qui a entamé sa campagne par une caravane dans les rues de Koumassi, a terminé cette première journée par un meeting à Marcory.
C’est dans une ambiance festive au stade Konan Raphaël de Marcory, que Jean-Louis Billon a fait son entrée, acclamé par plusieurs centaines de partisans venus assister au coup d’envoi de sa campagne présidentielle. Après avoir harangué son public, Jean-Louis Billon a promis faire de redonner aux Ivoiriens leur dignité.
« Votre dignité redeviendra une priorité nationale », a-t-il dit, avant d’appeler à un changement de génération. Il a promis par la même occasion une Côte d’Ivoire réconciliée, plus juste et prospère, avec des emplois pour les jeunes.
« Il faut que les anciens laissent la place. C’est à vous de faire votre choix, de décider qui vous voulez. Ceux qui vous disent de boycotter, n’écoutez pas ! Au contraire, sortez voter massivement, et on obtiendra le changement. »
Jean-Louis Billon espère franchir la première étape du scrutin et affronter selon lui au second tour, le président sortant Alassane Ouattara qu’il espère gagner à l’issue de ce second tour. Il dit avoir toutes les aptitudes pour battre le candidat du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) et se consacrer au bien-être des Ivoiriens.
« J’ai vu des agriculteurs vendre leur production à un prix qu’ils n’avaient pas choisi. J’ai vu des mères de famille acheter du riz importé alors que nos champs, eux, restent en jachère. Et j’ai vu des jeunes pleins d’idées, abandonner leurs projets faute d’un simple financement. C’est de là que vient ma conviction : la vraie indépendance, c’est la souveraineté économique. C’est quand l’Ivoirien produit, transforme, consomme et crée des emplois chez lui, pour les siens. Demain, je veux qu’à Korhogo comme à San Pedro, à Abengourou comme à Daloa, les jeunes puissent monter leurs usines, leurs start-ups, leurs ateliers… Que nos artisans deviennent des marques reconnues, que nos agriculteurs vivent dignement de leur travail, et que notre diaspora puisse investir sans se battre contre les lenteurs et la méfiance. La souveraineté, ce n’est pas écarter les autres. C’est la possibilité pour chaque Ivoirien de vivre de son talent, sur sa terre. Et ensemble, on va la reconquérir. Pas avec des discours. Mais avec une économie forte, décentralisée et fière de ses racines », fit-il savoir. Puis d’ajouter : « Nous améliorerons les salaires de la fonction publique, nous réformerons le logement urbain pour offrir des toits décents et abordables, et nous ferons de chaque quartier comme Konan Raphaël, un laboratoire du progrès urbain : routes sûres, éclairage public, espaces verts, sécurité, santé, éducation ».
La Rédaction