La campagne présidentielle s’est officiellement ouverte ce vendredi 10 octobre 2025, à 00H00 sur toute l’étendue du territoire national. Ce vaste mouvement de séduction des électeurs permettra ainsi au cinq candidats en lice, notamment Alassane Ouattara du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ; Ahoua Don Mello, indépendant ; Simone Ehivet Gbagbo du Mouvement des Générations Capables (MGC) ; Jean-Louis Billon de CODE et Henriette Adjoua Lagou du Groupement des Partenaires pour la Paix (GP-Paix), de défendre leur projet de société devant les Ivoiriens, à l’effet d’obtenir leur vote, le 25 octobre prochain, jour du scrutin.
En dépit de ce que la séduction des électeurs se jouera par le charme du folklore qui sera donné de voir à travers tout le pays, il reviendra aux cinq candidats, pendant ces deux semaines qui leur sont consacrées, de montrer qu’ils savent les enjeux et défis auxquels les Ivoiriens font ou feront face dans les cinq prochaines années, et l’orientation qui convient au pays dans sa marche vers son développement socioéconomique, sa stabilité sociopolitique. Mais mieux, qu’ils maîtrisent les enjeux d’ordre sécuritaire dans un environnement sous-régional Ouest-africain fortement en clin aux attaques terroristes de tous genres. Et pour lesquels ils pourront proposer des mesures pouvant annihiler, sinon en réduire drastiquement les risques et préserver la quiétude des populations ivoiriennes.
Rappelons que la veille, le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, dans une adresse à la Nation, avait rappelé les règles issues du Code électoral et qui encadrent cette autre étape du processus électoral. A savoir l’interdiction faite aux candidats de faire d’utiliser des véhicules administratifs ; de publier des sondages ; de proférer des propos injurieux, diffamatoires ou révélant un manquement grave à la Constitution ; d’inciter au mépris, à la haine, au racisme, au tribalisme et tout fait constitutif d’infraction à la loi pénale.
Il les avait également invités à la mesure, à la courtoisie et à œuvrer pour que cette période d’assaut à la conquête des électeurs soit plutôt festive et non tendancieux. Assurant par la même que la CEI, en collaboration avec les Institutions de la République, notamment les Forces de Défense et de Sécurité, le Corps préfectoral, les organes officiels de presse, de production d’informations numériques et de communication audiovisuelle, a mis en place toutes les dispositions nécessaires pour garantir une campagne électorale équitable et sécurisée, tant sur le terrain que dans les médias de service public.
La Rédaction