Lire, se lire et être lu....

Afrique

République Démocratique du Congo | Conflits armés

Le porte-parole militaire de l’AFC/M23, Willy Ngoma, tué dans une attaque près de Rubaya

République Démocratique du Congo | Conflits armés
‘‘Le convoi dans lequel le porte-parole circulait aurait été visé par une attaque de drone’’

Par Dahn Habib Sénamblé avec Rfi

Kinshasa, 24 février 2026 – Willy Ngoma, porte-parole militaire de l’AFC/M23, a été tué mardi matin près de Rubaya, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, a indiqué à l’AFP un responsable du mouvement rebelle, confirmant une information rapportée par des médias internationaux.

Une attaque de drone présumée

Selon des sources locales concordantes, le convoi dans lequel circulait Willy Ngoma aurait été visé par une attaque de drone aux abords de Rubaya, une localité stratégique située sur l’un des axes de combats évoqués ces derniers jours par l’Alliance Fleuve Congo/M23.

Depuis lundi, plusieurs frappes attribuées à des drones ont été signalées dans cette zone du Nord-Kivu, où les affrontements se sont intensifiés. Rubaya se trouve dans une région riche en coltan, minerai stratégique au cœur des rivalités armées dans l’est de la République démocratique du Congo.

L’AFC/M23 accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo d’avoir multiplié les attaques dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ces dix derniers jours. Les autorités congolaises n’avaient pas réagi dans l’immédiat.

Une figure clé de la rébellion



Willy Ngoma était l’un des visages les plus médiatisés du Mouvement du 23 mars, groupe armé accusé par Kinshasa et par plusieurs rapports internationaux d’être soutenu par le Rwanda, ce que Kigali dément.

En décembre 2023, les États-Unis avaient imposé des sanctions à son encontre pour son rôle présumé dans des violations graves des droits humains, évoquant notamment des meurtres et des violences sexuelles contre des civils, en particulier lors d’exactions commises en novembre 2022 à Kishishe, dans le Nord-Kivu.

Il figurait également depuis 2022 sur la liste des personnes sanctionnées par le Conseil de l’Union européenne, qui estimait que, du fait de ses fonctions dirigeantes au sein du mouvement, il contribuait à l’instabilité et à l’insécurité en RDC.

Sa mort intervient dans un contexte de recrudescence des violences dans l’est congolais, où les affrontements entre groupes armés et forces régulières continuent d’alimenter une crise sécuritaire et humanitaire persistante.

Partager cet article

Slogan : Lire, se lire et être lu....

© www.infos-plurielles.net. Tous droits réservés.