‘‘Patrick Achi ouvre la législature sous le signe de la stabilité et de la « Grande Côte d’Ivoire »’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, le 19 janvier 2026 – À l’Assemblée nationale ivoirienne, la première session ordinaire de l’année 2026 s’est ouverte ce lundi, dans un cérémonial solennel. Quelques jours après la séance inaugurale de la troisième législature, les députés se sont retrouvés dans l’hémicycle pour lancer officiellement leurs travaux pour la période 2026-2030. Un moment fort de la vie démocratique, marqué par la première grande allocution du nouveau président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi.
Hommages et continuité institutionnelle
Dans un discours dense et très politique, le président de l’Assemblée nationale a d’abord rendu hommage aux anciens députés, avec une pensée particulière pour son père, feu Jérôme Achi, parlementaire de 1959 à 1970. Patrick Achi a également salué la présence du vice-président de la République, représentant le chef de l’État, ainsi que celle de la présidente du Sénat, soulignant la complémentarité entre les deux chambres du Parlement ivoirien depuis l’avènement de la IIIᵉ République.
L’occasion aussi de rendre hommage à son prédécesseur, Adama Bictogo, pour le travail législatif accompli et le rayonnement accru de l’Assemblée nationale, notamment sur le terrain de la diplomatie parlementaire.
Un plaidoyer appuyé pour Alassane Ouattara
Sans surprise, le chef du Parlement a longuement salué l’action du président Alassane Ouattara. Patrick Achi a mis en avant le rôle central du chef de l’État dans le retour de la stabilité politique, la crédibilité internationale retrouvée et la transformation économique du pays depuis 2011. Une vision présidentielle qu’il dit vouloir accompagner pleinement depuis le perchoir, fort de son expérience passée au sommet de l’exécutif.
Un monde instable, une Côte d’Ivoire appelée à la vigilance
Dans un contexte international décrit comme « un monde de ruptures », Patrick Achi a évoqué les fractures géopolitiques, économiques, sociales et technologiques, ainsi que leurs conséquences directes sur l’Afrique de l’Ouest. Pour le président de l’Assemblée nationale, la stabilité ivoirienne reste une construction fragile, qui repose sur des institutions solides, des choix budgétaires rigoureux et une action publique orientée vers l’avenir.
Une majorité RHDP pour accélérer les réformes
Revenant sur les élections d’octobre et de décembre 2025, Patrick Achi a rappelé que le peuple ivoirien a renouvelé sa confiance au président Ouattara, puis accordé une large majorité parlementaire au RHDP. Objectif affiché : accélérer la mise en œuvre du projet « Pour une Grande Côte d’Ivoire », avec en ligne de mire l’accession au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
Le Parlement au cœur de la transformation
Pour le président de l’Assemblée nationale, le rôle du Parlement est central : transformer la vision présidentielle en lois efficaces et en politiques publiques mesurables. Il a insisté sur l’importance de l’évaluation parlementaire, du débat de qualité et du respect de la séparation des pouvoirs, tout en assumant une coopération étroite avec le gouvernement.
Un agenda législatif chargé
Cette première session ordinaire s’ouvre avec vingt-quatre projets de loi à l’ordre du jour. Parmi les textes attendus : des projets liés à la médecine, à la fiscalité, à la protection sociale, aux droits humains ou encore à l’intégration économique régionale, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
« Un Grand Parlement pour une Grande Côte d’Ivoire »
En conclusion, Patrick Achi a appelé les députés à faire de cette législature un pilier de stabilité démocratique et un moteur de transformation économique et sociale. Il a promis de conduire les travaux parlementaires avec impartialité et exigence, au service exclusif de l’intérêt général.
Un message clair : pour le nouveau président de l’Assemblée nationale, le temps de la « Grande Côte d’Ivoire » est désormais celui d’un Parlement fort, discipliné et pleinement engagé dans la trajectoire voulue par l’exécutif.