‘‘Patrick Achi, un fidèle d’Ouattara au sommet du Parlement, le RHDP verrouille le perchoir’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, le 17 janvier 2026 – La législature 2026-2030 de l’Assemblée nationale ivoirienne est officiellement ouverte. La séance inaugurale s’est tenue ce samedi au Palais de l’Assemblée nationale, sous la présidence du doyen d’âge, Mamadou Diawara. Un seul point figurait à l’ordre du jour : l’élection du président de l’institution parlementaire.
Deux candidats en lice, un retrait de dernière minute
Trois candidatures avaient initialement été annoncées. Mais le candidat se réclamant du groupe des indépendants s’est retiré à la dernière minute, laissant la voie libre à un duel entre Patrick Jérôme Achi, candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), et Yao Yao Lazare, député du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA).
Une large victoire du candidat du pouvoir
Sur les 253 députés inscrits, 251 ont pris part au vote. Le scrutin a enregistré deux bulletins blancs. À l’issue du dépouillement, Patrick Achi l’a largement emporté avec 215 voix, soit près de 84,98 % des suffrages exprimés, contre 36 voix pour son adversaire du PDCI-RDA.
Un perchoir solidement contrôlé par le RHDP
Ancien Premier ministre et député élu d’Adzopé commune, Patrick Achi devient ainsi le nouveau président de l’Assemblée nationale. Sa désignation confirme la mainmise du RHDP sur les principales institutions, après sa victoire écrasante aux législatives du 27 décembre dernier.
Ce vote marque également un signal politique fort : celui de la discipline interne au sein de la majorité présidentielle et de la volonté du chef de l’État, Alassane Ouattara, de s’appuyer sur un fidèle pour piloter l’agenda parlementaire de la législature 2026-2030.
Une législature placée sous le signe de la stabilité
Avec cette élection, l’Assemblée nationale entre pleinement en fonction. Patrick Achi aura désormais la charge d’organiser les travaux parlementaires, de conduire les débats législatifs et d’assurer l’équilibre institutionnel dans un contexte politique dominé par le parti au pouvoir.
La nouvelle législature s’ouvre donc sur une stabilité institutionnelle affirmée, mais aussi sous l’œil attentif de l’opposition, minoritaire dans l’hémicycle mais décidée à faire entendre sa voix.