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Politique

Côte d’Ivoire | Pour offense au chef de l’État

La justice ivoirienne a requis cinq ans de prison contre le malien Mahamadou Hawa Gassama

Côte d’Ivoire | Pour offense au chef de l’État
‘‘Pour le ministère public, ces excuses sont tardives et ne sauraient effacer la gravité des faits reprochés’’

Par Dahn Habib Sénamblé

Abidjan, le 9 janvier 2026En Côte d’Ivoire, le parquet a requis cinq ans de prison ferme contre Mahamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) du Mali, poursuivi pour offense au chef de l’État ivoirien et diffusion d’expressions outrageantes par internet. Le jugement est attendu le 30 janvier.

Le responsable malien avait été interpellé en juillet dernier à Abidjan, à l’issue d’un séjour privé, puis placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour des propos tenus en 2022 et largement diffusés sur les réseaux sociaux. Dans l’une des vidéos incriminées, il affirmait notamment que le président ivoirien Alassane Ouattara était « l’ennemi du Mali ».

Les faits reconnus par le prévenu

À l’audience, Mahamadou Hawa Gassama n’a pas contesté les accusations. Assisté d’un interprète, il a reconnu les propos qui lui sont reprochés.

« J’ai reconnu les vidéos, j’assume », a-t-il déclaré à la barre, avant de présenter ses excuses au chef de l’État ivoirien et au peuple de Côte d’Ivoire.

Des excuses jugées insuffisantes par le parquet

Pour le ministère public, ces excuses sont tardives et ne sauraient effacer la gravité des faits reprochés. Le procureur a rappelé que les autorités ivoiriennes mènent depuis plusieurs années une campagne de sensibilisation sur l’usage responsable des réseaux sociaux, en particulier lorsqu’il s’agit de propos à caractère politique ou institutionnel.

Le parquet a ainsi requis cinq ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 000 francs CFA.

La défense appelle à la clémence

Les avocats de la défense ont, de leur côté, plaidé la clémence, estimant la peine demandée disproportionnée. Maître Ismaïla Konaté a notamment souligné que la décision du tribunal sera « suivie de près à Bamako », appelant la justice ivoirienne à tenir compte du contexte régional.

L’affaire a été mise en délibéré au 30 janvier prochain.

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