‘‘Les Super Eagles longtemps maîtres du jeu’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Fès (Maroc), le 27 décembre 2025 – Le choc du groupe entre le Nigeria et la Tunisie, disputé ce samedi à Fès, a tenu toutes ses promesses. Dominateurs pendant plus d’une heure, les Super Eagles se sont finalement imposés 3-2 au terme d’une rencontre devenue folle dans le dernier quart d’heure. Avec deux victoires en autant de matches, les hommes d’Éric Chelle valident leur qualification pour les huitièmes de finale.
Osimhen frustré, mais décisif avant la pause
Le but a longtemps semblé se refuser à Victor Osimhen. Très actif en première période, l’attaquant nigérian s’est heurté à un manque de réussite : une tête puissante au second poteau (8e), un but refusé pour hors-jeu (17e) et une occasion manquée de peu sur un centre de Bassey (29e).
Gêné par une douleur à la cuisse, parfois agacé, Osimhen a néanmoins fini par faire parler son sens du placement. Sur un nouveau centre, il surgit entre les deux défenseurs tunisiens pour ouvrir le score juste avant la pause (44e, 1-0), libérant tout un stade acquis aux Super Eagles.
La domination aérienne fait la différence
Au retour des vestiaires, le Nigeria a rapidement appuyé là où il fait mal. Supérieurs dans les airs, les Super Eagles doublent la mise grâce à leur capitaine Wilfred Ndidi, auteur d’une tête victorieuse sur corner (50e, 2-0).
La Tunisie tente de réagir, mais se heurte à un pressing nigérian étouffant. Les Aigles de Carthage peinent à sortir de leur camp, et la frustration monte, à l’image de plusieurs duels engagés, dont un tacle appuyé d’Ajayi sur Mejbri (55e).
Lookman enfonce le clou… puis le match bascule
À l’heure de jeu, le duo Osimhen–Lookman frappe encore. Lancé en profondeur, Osimhen sert parfaitement Ademola Lookman, qui ajuste le gardien tunisien Dahmen pour le troisième but nigérian (66e, 3-0). À ce moment-là, l’écart semble définitif.
Mais la Tunisie refuse d’abdiquer. Sur un coup franc de Mejbri, Montassar Talbi réduit l’écart de la tête (74e, 3-1) et relance une rencontre que l’on croyait scellée.
Une fin de match irrespirable
Le match bascule alors dans l’irrationnel. Une main d’Osayi dans la surface offre un penalty aux Tunisiens après recours à la VAR. Ali Abdi transforme sans trembler (86e, 3-2), faisant renaître l’espoir d’une remontée improbable.
Poussés par l’urgence, les Aigles de Carthage jettent leurs dernières forces dans la bataille. Mais le Nigeria tient bon jusqu’au coup de sifflet final, évitant une désillusion et validant sa qualification pour les huitièmes de finale.
Solides, parfois bousculés, les Super Eagles ont rappelé qu’ils restaient l’un des sérieux prétendants au titre dans cette CAN 2025.