‘‘Le vice-Président Tiémoko Meyliet Koné au rendez-vous des équilibres régionaux’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abuja ‘Nigéria), le 14 décembre 2025 - Le Vice-Président ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné, s’est envolé ce dimanche pour Abuja afin de représenter le chef de l’État, Alassane Ouattara, au 68ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Une présence stratégique, dans un contexte régional marqué par de fortes tensions politiques, sécuritaires et économiques.
Une sous-région sous pression
Au cœur des échanges annoncés figurent les crises politiques persistantes, la dégradation de la situation sécuritaire dans le Sahel et les défis économiques auxquels sont confrontés plusieurs États membres. Entre transitions militaires, menaces terroristes et fragilités sociales, la CEDEAO se trouve à un tournant de son histoire.
Pour Abidjan, réputée pour sa stabilité institutionnelle et sa croissance soutenue, l’enjeu est de défendre une approche fondée sur le dialogue, la coopération sécuritaire et la relance économique régionale.
Sécurité collective : l’urgence silencieuse
Le sommet doit également examiner les conclusions de la 55ᵉ réunion du Conseil de Médiation et de Sécurité. Un organe clé, à l’heure où la circulation des groupes armés, la porosité des frontières et la criminalité transnationale menacent directement les États côtiers, dont la Côte d’Ivoire.
La présence du Vice-Président Koné traduit la volonté ivoirienne de peser dans les décisions collectives visant à renforcer les mécanismes de prévention et de réponse aux crises.
La monnaie unique, un horizon toujours repoussé
Autre dossier majeur : le programme de la monnaie unique de la CEDEAO. Longtemps présenté comme un symbole fort de l’intégration régionale, ce projet continue de buter sur des divergences économiques et politiques entre les États membres.
Pour la Côte d’Ivoire, moteur économique de l’Union, la convergence macroéconomique reste une condition indispensable à la crédibilité de ce chantier.
Une diplomatie de stabilité
En se faisant représenter à haut niveau, Abidjan confirme son positionnement : celui d’un acteur central, attaché à la stabilité régionale, au respect des cadres communautaires et à une CEDEAO forte, capable de répondre aux aspirations des peuples ouest-africains.
À Abuja, la voix ivoirienne portera ainsi un message de continuité, de responsabilité et d’engagement régional, dans une sous-région en quête de repères durables.