‘‘Quand le repos des morts est troublé’’
Par Dahn Habib Sénamblé
Abidjan, le 14 décembre 2025 - À Williamsville, dans la commune d’Adjamé, le cimetière municipal s’éveille habituellement dans le recueillement et le silence. Mais ce dimanche, à l’aube, ce silence a été brutalement rompu. Il est environ 7 heures lorsque la police du 11ᵉ arrondissement est alertée par un signalement anonyme.
Sur place, la scène est lourde, presque irréelle : la tombe de Nadiya Sabeh Srè, inhumée la veille à peine, a été profanée.
Une blessure de trop pour une famille endeuillée
Décédée à l’âge de 31 ans, Nadiya Sabeh Srè venait tout juste d’être conduite à sa dernière demeure. Sa famille, ses proches et son époux tentaient encore de faire leur deuil, de trouver un peu de paix après l’ultime adieu.
La profanation de sa sépulture vient raviver une douleur encore vive, comme une plaie rouverte au moment où le recueillement aurait dû s’imposer. Au-delà de l’atteinte matérielle, c’est la mémoire de la défunte et la dignité du deuil qui ont été bafouées.
L’auteur présumé rapidement interpellé
Grâce à la réactivité des forces de l’ordre, un jeune homme de 26 ans, identifié comme K. G. S., a été interpellé. Il est présenté comme l’auteur présumé de cet acte qui choque profondément, tant par sa violence symbolique que par le moment choisi.
Une enquête pour comprendre l’incompréhensible
Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête afin d’établir les circonstances exactes et les motivations de ce geste. Les investigations se poursuivent, mais aucune explication ne saurait apaiser la peine ressentie par les proches.
Quand le repos des morts est troublé
Dans un cimetière, on vient pleurer, se souvenir et confier ses silences. Profaner une tombe, surtout celle d’une personne enterrée la veille, c’est troubler le repos des morts et celui des vivants.
Pour la famille de Nadiya Sabeh Srè, ce dimanche restera comme un jour où le deuil, déjà si lourd, a été rendu encore plus cruel.