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Economie

Ressources Animales et Halieutiques | Budget 2026

Le ministre Sidi Touré obtient l’aval de la Commission des Affaires économiques et financières du Sénat

Ressources Animales et Halieutiques | Budget 2026
‘‘Un levier stratégique au service de la souveraineté alimentaire en protéines animales et halieutiques et de la création d’emplois piloté par M. le ministre Sidi Tiémoko Touré’’

Par Dahn Habib Sénamblé

Yamoussoukro (Capitale politique, Centre ivoirien), le 11 décembre 2025 – Adopté à l’unanimité par la Commission des Affaires Économiques et Financières (CAEF) du Sénat, le budget 2026 du ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), porté à 26,7 milliards FCFA, marque une étape décisive dans la transformation structurelle du secteur de la production animale et halieutique en Côte d’Ivoire.

Derrière cette validation consensuelle se devra se poursuivre un projet politique plus vaste : l’accélération des réformes visant l’industrialisation du secteur production-élevage voulue par le président Alassane Ouattara, fondée sur la souveraineté alimentaire en protéines animales et halieutiques, la réduction des importations et la création de chaînes de valeur compétitives.

Un budget en hausse pour soutenir une vision : réduire la dépendance du pays

Avec une augmentation de près de 5 milliards FCFA par rapport à l’exercice précédent, le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques bénéficie d’une marge d’action renforcée pour poursuivre les réformes engagées, souligne M. Sidi Tiémoko Touré, ministre en charge de ce département stratégique.

La Côte d’Ivoire reste dépendante des importations pour une part importante de sa consommation de viande, de produits halieutiques et d’aliments pour bétail. Cette vulnérabilité expose le pays : « aux fluctuations des marchés mondiaux ; à la hausse du coût de la vie ; à une pression croissante sur la balance commerciale ».

En consolidant les acquis et en intensifiant les actions de terrain, le ministère vise à accroître la production nationale, renforcer la productivité et structurer les filières autour d’investissements durables.

Industrialisation : un pilier stratégique de la Souveraineté alimentaire

L’accent mis sur l’industrialisation n’est pas seulement un impératif. Il s’inscrit pleinement dans la feuille de route économique du chef de l’État : substituer progressivement les importations, développer des filières locales intégrées et soutenir la transformation industrielle pour atteindre, in fine, la souveraineté alimentaire.

Cette approche correspond à trois axes majeurs de la politique d’industrialisation d’Alassane Ouattara :

Il s’agira de développer des chaînes de valeur compétitives. En la matière, le renforcement de la production animale et halieutique devra permettre : « de réduire la facture des importations de viande et de poissons ; de stimuler l’émergence d’industries locales (abattage, transformation, conditionnement, alimentation animale) ; d’améliorer la qualité sanitaire des produits mis sur le marché ».

 Egalement, de créer des emplois massifs dans les territoires. La montée en puissance de filières animales structurées devra entraîner : « des opportunités pour les jeunes dans l’élevage, l’aquaculture et la distribution ; des investissements dans les infrastructures rurales ; une meilleure intégration des régions dans les circuits économiques nationaux ».

3. Accroître la résilience économique du pays

À travers le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, le gouvernement poursuit un objectif stratégique : protéger l’économie nationale contre les chocs extérieurs, notamment la volatilité des prix internationaux. L’autonomie alimentaire devient ainsi un instrument de stabilité et de sécurité nationale.

Un budget cohérent avec le PND 2026-2030

Le ministre Sidi Tiémoko Touré a rappelé que le budget 2026 s’articule autour de quatre programmes stratégiques, s’inscrivant dans le Plan national de développement 2026-2030. Ce cadre vise : « la modernisation des infrastructures d’élevage ; le développement des pôles agro-industriels ; la professionnalisation des acteurs ; l'amélioration de la productivité animale et aquacole ».

Cette vision globale fait du secteur animal et halieutique un vecteur de croissance, mais aussi un outil central de la transformation structurelle de l’économie ivoirienne.

Un vote symbolique : le Sénat valide une ambition nationale

L’adoption à l’unanimité du budget par la CAEF témoigne d’un large consensus autour des objectifs poursuivis le ministre Sidi Tiémoko Touré. Elle traduit la reconnaissance de la pertinence de la stratégie, mais aussi la volonté politique d’accompagner les réformes engagées par le MIRAH.

Dans un contexte où la sécurité alimentaire s’impose comme un enjeu géopolitique mondial, la Côte d’Ivoire choisit d'investir massivement pour : « augmenter sa production locale, protéger son marché intérieur, sécuriser ses approvisionnements, soutenir l’industrialisation nationale ».

Un budget pour accélérer la transformation

En augmentant significativement l’enveloppe allouée au MIRAH, le gouvernement confirme que la souveraineté alimentaire n’est pas seulement un objectif agricole : c’est un moteur de l’industrialisation et un facteur de stabilité économique.

Avec ce budget ambitieux, le ministère se donne les moyens : « d’atteindre les objectifs du PND ; de soutenir l’émergence d’industries agroalimentaires fortes issues du secteur animal et halieutique ; de contribuer à la vision du président Alassane Ouattara d’une Côte d’Ivoire moderne, compétitive et résiliente ».

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